August 18, 2008 / 11:04 AM / 9 years ago

La France championne olympique des petites phrases

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Supporters tricolores &agrave; P&eacute;kin. &Agrave; d&eacute;faut d'un feu d'artifice de m&eacute;dailles d'or, les petites phrases croustillantes des Fran&ccedil;ais ont &eacute;gay&eacute; les cieux olympiques au cours de ces dix premiers jours de comp&eacute;tition &agrave; P&eacute;kin. D&egrave;s son arriv&eacute;e, la joueuse de tennis Aliz&eacute; Cornet eut par exemple cette r&eacute;flexion &agrave; propos des Chinois: "Dans la rue, ils crachent, rotent et p&egrave;tent mais toujours avec le sourire." /Photo prise le 13 ao&ucirc;t 2008/Darren Whiteside</p>

par Sophie Greuil

PEKIN (Reuters) - À défaut d'un feu d'artifice de médailles d'or, les petites phrases croustillantes des Français ont égayé les cieux olympiques au cours de ces dix premiers jours de compétition à Pékin.

Dès son arrivée, la joueuse de tennis Alizé Cornet eut cette réflexion à propos des Chinois: "Dans la rue, ils crachent, rotent et pètent mais toujours avec le sourire."

A quelques jours de défiler en tant que porte-drapeau lors de la cérémonie d'ouverture, Tony Estanguet rêvait de pouvoir faire quelques pas en arrière "à la Michael Jackson".

En handball, avant la première rencontre de poule contre le Brésil, le Martiniquais Joël Abati analysait ainsi la complexité de la tâche qui attendait l'équipe de France: "Il est toujours difficile de débuter contre une des meilleures nations du football."

Quand on demanda à Marie-José Pérec de conseiller Alain Bernard afin qu'il devienne champion olympique du 100 m nage libre, "la gazelle" répondit dans un grand éclat de rire: "Qu'il ne fasse pas comme moi à Sydney (en partant avant la fin des Jeux, ndlr)!"

N'ayant vraisemblablement pas envie de répondre aux médias, le pistard Arnaud Tournant mitrailla de réponses monosyllabiques les journalistes qui l'interrogeaient sur sa vie au village olympique.

Lorsqu'un journaliste lui demanda ce qu'il trouvait comme nourriture au restaurant du village, il répondit sur sa lancée du service minimum: "De tout et de rien."

Après sa victoire qui l'amenait en huitièmes de finale, le boxeur mi-mouche Nordine Oubaali avouait: "Au niveau de la stratégie, je dois dire que je n'en avais aucune."

De son côté, le coureur Mehdi Baala expliquait la méthode à appliquer à l'approche d'une grande compétition: "Nous, nous sommes des athlètes, notre métier c'est de courir, pas de penser. Mais, dans un grand championnat, il faut faire appel à une autre muscle, son cerveau."

"Quand C'est Dur C'est Vraiment Excitant"

Quant à la lanceuse de marteau Manuela Montebrun, elle était ravie d'arriver à Pékin sans avoir de pépin physique à soigner comme lors de ces deux dernières saisons.

Enthousiaste, la Lavalloise lanca: "J'espère bien qu'il ne m'arrivera rien d'ici à mon épreuve. Après, en descendant du podium, je veux bien me casser une jambe, un bras, ou deux jambes et deux bras !"

Interrogé sur son envie de poursuive sa carrière après sa cinquième participation olympique, le pistolier Franck Dumoulin justifia ainsi son désir de continuer: "Quand je me lève le matin, je dis toujours à ma femme que j'ai encore envie de tirer."

A la suite de sa finale olympique à 10 mètres, le tireur Walter Lapeyre eut cette conclusion coquine: "Quand c'est dur, c'est vraiment excitant."

Même la ministre des sports Roselyne Bachelot a contribué à ce festival de petites phrases. Au détour des couloirs du Club France, elle raconta avoir pris un pari avec Marielle Goitschel.

Si la France remporte plus de 40 médailles, l'ex-skieuse s'engage à offrir une paire de "Crocs" rose fluo à la ministre. En retour, cette dernière, toujours très sport, promet haut et fort de les porter lors du premier Conseil des ministres de septembre.

Et dans un élan de fair-play, les Bleus laissent la chute de leur "best of" à une adversaire.

Au fil de sa deuxième manche en 470, une épreuve de voile, la barreuse japonaise Naoko Kamata heurta ses concurrentes italiennes, eut droit à un tour de pénalité de 720 degrés, et termina finalement dix-neuvième. Mais, restant zen, elle s'en sortit avec le commentaire suivant: "Comme le dit le proverbe chinois: un homme bon ne doit pas gagner les premières courses."

Sophie Greuil, édité par Diane Falconer

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