La France championne olympique des petites phrases

lundi 18 août 2008 14h36
 

par Sophie Greuil

PEKIN (Reuters) - À défaut d'un feu d'artifice de médailles d'or, les petites phrases croustillantes des Français ont égayé les cieux olympiques au cours de ces dix premiers jours de compétition à Pékin.

Dès son arrivée, la joueuse de tennis Alizé Cornet eut cette réflexion à propos des Chinois: "Dans la rue, ils crachent, rotent et pètent mais toujours avec le sourire."

A quelques jours de défiler en tant que porte-drapeau lors de la cérémonie d'ouverture, Tony Estanguet rêvait de pouvoir faire quelques pas en arrière "à la Michael Jackson".

En handball, avant la première rencontre de poule contre le Brésil, le Martiniquais Joël Abati analysait ainsi la complexité de la tâche qui attendait l'équipe de France: "Il est toujours difficile de débuter contre une des meilleures nations du football."

Quand on demanda à Marie-José Pérec de conseiller Alain Bernard afin qu'il devienne champion olympique du 100 m nage libre, "la gazelle" répondit dans un grand éclat de rire: "Qu'il ne fasse pas comme moi à Sydney (en partant avant la fin des Jeux, ndlr)!"

N'ayant vraisemblablement pas envie de répondre aux médias, le pistard Arnaud Tournant mitrailla de réponses monosyllabiques les journalistes qui l'interrogeaient sur sa vie au village olympique.

Lorsqu'un journaliste lui demanda ce qu'il trouvait comme nourriture au restaurant du village, il répondit sur sa lancée du service minimum: "De tout et de rien."

Après sa victoire qui l'amenait en huitièmes de finale, le boxeur mi-mouche Nordine Oubaali avouait: "Au niveau de la stratégie, je dois dire que je n'en avais aucune."   Suite...

 
<p>Supporters tricolores &agrave; P&eacute;kin. &Agrave; d&eacute;faut d'un feu d'artifice de m&eacute;dailles d'or, les petites phrases croustillantes des Fran&ccedil;ais ont &eacute;gay&eacute; les cieux olympiques au cours de ces dix premiers jours de comp&eacute;tition &agrave; P&eacute;kin. D&egrave;s son arriv&eacute;e, la joueuse de tennis Aliz&eacute; Cornet eut par exemple cette r&eacute;flexion &agrave; propos des Chinois: "Dans la rue, ils crachent, rotent et p&egrave;tent mais toujours avec le sourire." /Photo prise le 13 ao&ucirc;t 2008/REUTERS/Darren Whiteside</p>