Non, le pape François n'a pas aboli les péchés

mardi 31 décembre 2013 11h57
 

CITE DU VATICAN (Reuters) - Le Vatican s'est senti obligé mardi d'affirmer que le pape François n'avait pas aboli le péché, rectifiant le propos de l'intellectuel athée Eugenio Scalfari.

Dans une tribune publiée dimanche par La Repubblica, quotidien qu'il a fondé en 1976, Scalfari, rendant compte d'une longue conversation qu'il a eue avec le pape, écrivait que le péché était aboli parce que, dans l'esprit du chef de l'Eglise catholique, la miséricorde et le pardon divins étaient éternels.

"La révolution de François: il a aboli le péché", titrait-il.

Mais le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, s'est fendu d'une mise au point mardi sur l'antenne de Radio Vatican: "Ceux qui suivent jour après jour les prises de parole du pape François savent l'importance qu'il attache au péché", a-t-il dit.

"C'est justement par rapport au péché qu'on peut mesurer l'étendue de la miséricorde divine sur laquelle insiste le pape François", ajoute le père Lombardi.

Ce n'est pas le premier accrochage entre le Vatican et Eugenio Scalfari. Le mois dernier, le Saint-Siège a retiré de son site internet la transcription de sa conversation avec le pape, expliquant que des passages n'étaient pas fiables.

Scalfari a indiqué qu'il n'avait pas enregistré ce long entretien ni pris de notes, mais qu'il l'avait reconstitué après coup.

Philip Pullella; Henri-Pierre André pour le service français

 
Le Vatican s'est senti obligé mardi d'affirmer que le pape François n'avait pas aboli le péché, rectifiant le propos de l'intellectuel athée Eugenio Scalfari. /Photo prise le 29 décembre 2013/REUTERS/Max Rossi