Londres vend une station de métro fantôme

vendredi 29 novembre 2013 13h35
 

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a vendu une station de métro désaffectée de Londres, utilisée pendant la guerre comme centre de commandement de la défense aérienne, pour faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat.

Brompton Road, fermée en 1934 par manque de passagers, est l'une des nombreuses stations fantômes qui hantent le sous-sol de la capitale britannique. Elle a été par la suite utilisée pour l'entraînement des cadets de l'armée de l'air et appartient au ministère de la Défense (MoD).

Un porte-parole du MoD a dit que la vente avait été signée et serait effective dans les deux mois. Il n'a pas précisé le nom de l'acheteur. D'après les médias locaux, il s'agit d'un milliardaire ukrainien qui en aurait fait l'acquisition pour 50 millions de livres.

Le projet, selon les agents immobiliers, est de transformer en logement de luxe cette station située dans le quartier chic de South Kensington. Des chambres y sont déjà aménagées dans d'anciennes cages d'ascenseur.

Le gouvernement britannique a vendu plus de 700 bâtiments ou lots fonciers depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs en 2010. Le portefeuille immobilier de l'Etat s'est réduit d'au moins 15%, pour un bénéfice supérieur à un milliard de livres.

Le gouvernement de David Cameron a ainsi cédé l'an dernier pour 60 millions de livres l'Arche de l'amirauté, un imposant monument séparant Trafalgar Square du Mall qui mène au palais de Buckingham. Il a été converti en hôtel de luxe.

L'immeuble du War Office, un ancien ministère fermé en 1964, situé près des bureaux du Premier ministre à Whitehall, est à vendre. Londres envisage aussi de céder des casernes à Hyde Park, ce qui pourrait rapporter plusieurs centaines de millions de livres.

Andrew Osborn; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
Le gouvernement britannique a vendu une station de métro désaffectée de Londres, utilisée pendant la guerre comme centre de commandement de la défense aérienne, pour faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor