Le groupe de luxe Kering veut du python durable

vendredi 22 novembre 2013 22h41
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Kering veut promouvoir une commercialisation plus responsable des pythons dont s'ornent les escarpins et sacs à main de ses marques de luxe.

Les peaux de serpent sont devenues des matériaux parmi les plus prisés dans l'univers de la mode et de la maroquinerie haut de gamme. Pour les "fashionistas" aux portefeuilles bien remplis, il est ainsi possible de s'offrir une veste Gucci en python à 5.400 euros ou encore un sac pour 4.900 euros.

Le commerce illégal met cependant en péril l'avenir du python et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en avait appelé l'an dernier à la mise en place d'un système de traçabilité par les acteurs européens de la mode et de la maroquinerie, principaux importateurs de ces peaux.

Kering (ex-PPR) a ainsi annoncé vendredi le lancement d'un "partenariat pour la préservation des pythons" en collaboration, notamment, avec "le groupe d'experts boas et pythons" de cette ONG.

Ces travaux doivent aboutir à des recommandations concrètes avec pour ambition de les mettre en oeuvre à l'horizon 2016, a déclaré à Reuters Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable de Kering.

"Ce qui est important pour nous (...) c'est faire en sorte qu'on puisse continuer à utiliser de la peau précieuse et particulièrement du python en prenant soin de l'espèce, en faisant avancer sa protection à l'échelle internationale et tout en faisant en sorte que les populations locales puissent bénéficier d'un juste retour", a-t-elle expliqué.

Un demi-milliard de peaux de python sont commercialisées chaque année, principalement en provenance d'Asie du Sud-Est, pour environ un milliard de dollars, selon l'UICN.

Le commerce de ces peaux, dont le prix varie fortement en fonction de l'espèce, de la qualité, de son origine naturelle ou d'élevage et du pays, fait vivre des centaines de milliers de personnes, a souligné Marie-Claire Daveu.   Suite...

 
François-Henri Pinault, le patron de Kering. Le groupe veut promouvoir une commercialisation plus responsable des pythons dont s'ornent les escarpins et sacs à main de ses marques de luxe. Pour les "fashionistas" aux portefeuilles bien remplis, il est ainsi possible de s'offrir une veste Gucci en python à 5.400 euros ou encore un sac pour 4.900 euros. /Photo prise le 22 mars 2013/REUTERS/Jacky Naegelen