L'autobiographie du chanteur Morrissey, déjà un "classique"

jeudi 17 octobre 2013 23h32
 

LONDRES (Reuters) - Les amateurs de rock et de littérature britanniques sont divisés quant au bien-fondé de la décision de la prestigieuse maison d'édition Penguin de publier l'autobiographie du musicien Morrissey dans sa collection de "classiques", à la demande de l'ancien chanteur des Smiths.

À la suite de cette décision, l'ouvrage de Morrissey, simplement intitulé "Autobiographie" sera publié aux côtés de livres signés par Virgile, Henry James ou Oscar Wilde, l'une des influences revendiquées par le chanteur âgé de 54 ans.

Plusieurs utilisateurs du réseau social Twitter ont raillé le "narcissisme à son meilleur", et se sont demandés si "les livres n'ont pas besoin de prouver leur valeur au fil des années pour devenir des classiques".

Les admirateurs du chanteur, qui poursuit une carrière en solitaire depuis la séparation des Smiths en 1987, ont au contraire estimé que Morrissey avait déjà prouvé sa valeur par ses paroles qui mêlent autodérision, nostalgie et références littéraires.

"C'est une décision courageuse de Penguin", a déclaré Eoin Devereux, sociologue et signataire de "Morrissey : fans, représentations et identités". "Morrissey est un classique dans tous les sens du terme".

L'auteur de chansons comme 'Heaven knows I'm miserable now' ("Le Ciel sait comme je suis malheureux maintenant") ou 'Last night, I dreamt that somebody loved me' ("La nuit dernière, j'ai rêvé que quelqu'un m'aimait"), avec les Smiths, s'est lui abstenu de tout commentaire.

Paul Sandle; Julien Dury pour le service français

 
Les amateurs de rock et de littérature britanniques sont divisés quant au bien-fondé de la décision de la prestigieuse maison d'édition Penguin de publier l'autobiographie du musicien Morrissey dans sa collection de "classiques", à la demande de l'ancien chanteur des Smiths. Des utilisateurs de Twitter se sont demandés si "les livres n'ont pas besoin de prouver leur valeur au fil des années pour devenir des classiques". /Photo prise le 24 février 2012/REUTERS/Eliseo Fernandez