Mystérieuse hécatombe de sangliers ardéchois

mercredi 4 septembre 2013 19h05
 

LYON (Reuters) - La mystérieuse maladie qui frappe les sangliers de l'Ardèche, où 57 cadavres d'animaux ont été découverts pendant l'été, a incité mercredi le préfet du département a interdire la consommation ainsi que la commercialisation de leur viande et abats.

"Des animaux agonisant ont été observés et filmés, semblant présenter des troubles nerveux, perte d'équilibre, tremblements, spasmes, convulsions, pédalage", déclare Bernard Gonzalez dans un communiqué.

Des analyses sérologiques, histologiques, biologiques et toxicologiques ont été pratiquées sur des échantillons. L'explication toxicologique est privilégiée mais l'origine de l'intoxication n'a pas encore été identifiée.

L'hypothèse d'un empoisonnement par l'homme avait été dans un premier temps envisagée, à la suite de faits similaires constatés l'année dernière, mais elle a été abandonnée.

Les recherches s'orientent maintenant vers une intoxication d'origine naturelle, peut-être par l'intermédiaire de plantes, ce qui a conduit le préfet à interdire la consommation de viande de sanglier par principe de précaution.

Cette mortalité est jugé "exceptionnelle" au plan national et des experts vétérinaires sont venus sur place pour tenter de trouver une explication à cette hécatombe inédite.

L'Ardèche est l'un des départements qui connaît la plus forte concentration de sangliers en France.

"Cette population importante est liée à la présence de châtaigneraies et de chênaies, réservoirs de nourritures pour les sangliers", explique Denis Ambard, technicien à la Fédération des Chasseurs de l'Ardèche.

L'hiver dernier, les 12.000 chasseurs du département ont abattu près de 20.000 sangliers pendant la saison de chasse. L'ouverture de la saison 2013 est fixée au dimanche 8 septembre.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

 
La mystérieuse maladie qui frappe les sangliers de l'Ardèche, où 57 cadavres d'animaux ont été découverts pendant l'été, a incité mercredi le préfet du département a interdire la consommation ainsi que la commercialisation de leur viande et abats. /Photo prise le 18 janvier 2013/REUTERS/Thomas Peter