Le Premier ministre norvégien fait le taxi avant les législatives

dimanche 11 août 2013 22h20
 

OSLO (Reuters) - Le Premier ministre norvégien a fait secrètement le chauffeur de taxi pendant une journée de juin dans les rues d'Oslo en vue de sa campagne pour les élections législatives du 9 septembre.

Revêtu de l'uniforme de taxi et le regard dissimulé par des lunettes de soleil, Jens Stoltenberg a promené ses clients dans les rues de la capitale pendant plusieurs heures, ne révélant sa véritable identité que si les passagers finissaient par le reconnaître.

Ce "coup" politico-médiatique, concocté par une agence de publicité dans le cadre de la campagne pour la réélection du chef du gouvernement travailliste, a été filmé en caméra cachée. Dimanche, le quotidien VG et la page Faceboook de l'intéressé en ont publié des extraits.

Le Premier ministre voulait ainsi se rendre compte de l'état d'esprit de l'électorat.

"S'il existe bien un endroit où les gens disent vraiment ce qu'ils ont sur le coeur, c'est bien dans un taxi", explique-t-il dans les colonnes de VG.

Jens Stoltenberg, qui dirige le gouvernement depuis huit ans et avoue bénéficier d'une voiture de fonction avec chauffeur, est actuellement distancé dans les sondages d'intentions de vote par l'opposition conservatrice.

Interrogé par le journal sur son intention de conduire à plein temps un taxi en cas de défaite électorale, le Premier ministre sortant répond: "Je crois que ce serait plus dans l'intérêt de la nation et des clients des taxis que je pilote le gouvernement plutôt qu'une voiture".

Jean-Loup Fiévet pour le service français

 
Le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg a fait secrètement le chauffeur de taxi pendant une journée de juin dans les rues d'Oslo en vue de sa campagne pour les élections législatives du 9 septembre. Ce "coup" politico-médiatique concocté par une agence de publicité dans le cadre de sa campagne lui a permis, explique-t-il, de se rendre compte de l'état d'esprit de l'électorat. /Image diffusée le 11 août 2013/REUTERS/Parti travailliste norvégien via NTB Scanpix