Aux Etats-Unis, un chien pourra bientôt changer de chaîne

jeudi 25 juillet 2013 16h14
 

NEW YORK (Reuters) - Une compagnie s'apprête à lancer sur l'ensemble des Etats-Unis une chaîne de télévision composée de programmes destinés uniquement aux chiens.

DOGTV émettra à partir du mois prochain sept jours sur sept et 24 heures sur 24 à destination du meilleur ami de l'homme qui se sent seul à la maison en l'absence de son maître.

"Il s'agit de la première et de la seule chaîne de télévision destinée à nos amis à quatre pattes, et non pas à leurs parents", a expliqué Gilad Neumann, directeur général de DirecTV, une entreprise basée à Tel Aviv.

Les concepteurs de cette télévision visent les 46 millions de foyers américains ayant au moins un chien et prévoient des émissions musicales, visuelles, d'animation, avec quelquefois des êtres humains en complément de programme.

"Cela va au-delà du simple divertissement pour chiens. Nous créons plutôt un environnement. De nombreux chiens s'ennuient et souffrent de la séparation. Nous tentons d'attirer leur attention sur un point précis", ajoute Gilad Neumann.

Le projet a été mis au point avec l'aide et les conseils du professeur Nicholas Dodman, vétérinaire comportementaliste, de la dresseuse britannique pour chiens Victoria Stilwell et du militant des droits des animaux Warren Eckstein.

Les images, testées sur des chiens cobayes, sont censées être compatibles avec l'acuité visuelle des chiens, et les sons émis le sont à une fréquence calibrée à leur ouïe. Il en coûtera 4,99 dollars par mois (3,77 euros) aux abonnés.

DirecTV envisage de commercialiser son produit dans d'autres pays et pense aussi à une télé à chats, mais a des doutes. "Ils sont moins sociables que les chiens et souffrent moins de la solitude", reconnait Gilad Neumann.

Patricia Reaney, Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
Une compagnie s'apprête à lancer sur l'ensemble des Etats-Unis une chaîne de télévision composée de programmes destinés uniquement aux chiens. /Photo d'archives/REUTERS/Laszlo Balogh