La naissance du "royal baby" va doper l'économie britannique

lundi 17 juin 2013 19h06
 

LONDRES (Reuters) - La naissance du premier enfant du prince William et de la princesse Kate devrait rapporter au moins 240 millions de livres sterling (280 millions d'euros environ) à l'économie britannique, selon les estimations de spécialistes de la distribution.

Car l'arrivée du "royal baby", prévue pour le mois de juillet, va s'accompagner d'un déluge de produits dérivés dans les magasins.

Des vêtements pour nourrisson siglés "Born to rule" (Né pour régner) ainsi que des biberons ou des chaussons ornés de l'Union Jack ont d'ores et déjà fait leur apparition dans les rayons.

"C'est une bonne histoire qui ne comporte aucun inconvénient. La naissance étant prévue en juillet, les gens auront du temps pour s'y intéresser, et cela veut dire des dépenses supplémentaires", explique Joshua Bamfield, qui dirige le Centre de recherches sur la vente au détail (CRR).

Il fait observer que la grossesse de la duchesse de Cambridge a également suscité l'intérêt de l'autre côté de l'Atlantique "parce que le jeune couple est très estimé aux Etats-Unis". "Nous nous attendons à de très bonnes ventes de souvenirs", ajoute-t-il.

En Grande-Bretagne, les seules fêtes organisées par les particuliers pour célébrer la naissance auront un impact sur la consommation. Le CRR parle d'une soixantaine de millions de livres sterling pour les boissons et 25 millions de livres pour les plats.

S'y ajouteront les dépenses consacrées aux produits commémoratifs, comme les services à thé en porcelaine, les jouets, les livres et DVD spécialement produits, dépenses que le CRR estime à 160 millions de livres.

Le futur bébé occupera la troisième place dans l'ordre de succession au trône, derrière son grand-père, le prince Charles, et son père.

Belinda Goldsmith; Henri-Pierre André pour le service français

 
La naissance du premier enfant du prince William et de la princesse Kate, ici le jour de leur mariage, devrait rapporter au moins 240 millions de livres sterling (280 millions d'euros environ) à l'économie britannique, selon les estimations de spécialistes de la distribution face au déluge de produits dérivés attendus pour l'arrivée du "royal baby". /Photo prise le 29 avril 2011/REUTERS/Kieran Doherty