François vend le Charles-de-Gaulle sur internet

jeudi 21 mars 2013 18h25
 

MARSEILLE (Reuters) - Le porte-avions Charles-de-Gaulle a été momentanément mis en vente sur internet suite aux rumeurs selon lesquelles le fleuron de la marine française pourrait être cédé dans le cadre d'un plan budgétaire draconien.

L'auteur du canular a signé François et donné le numéro de téléphone du standard de l'Elysée comme contact.

Selon Var-Matin, qui a révélé jeudi l'affaire sur son site internet, la "fausse-vraie" annonce a été publiée le 14 mars sur le site français leboncoin.fr

"A vendre porte-avions flambant neuf. 250.000.000 euros. Ville : Toulon", disait le texte, faisant référence au port d'attache du navire.

"En raison de la banqueroute nationale, je dois me séparer à contrecoeur d'un magnifique porte-avions. Etat irréprochable, voire neuf, vraiment très peu servi", ajoutait la description du bien.

L'annonce a rapidement été retirée car "elle n'était pas conforme aux règles de diffusion du service et était susceptible de porter atteinte aux droits d'un tiers", précise le quotidien régional.

Le "Livre blanc" de la défense, qui pose les bases de la stratégie en matière de défense et de sécurité nationale pour la période 2014-2019, doit faire l'objet d'un conseil de défense, vendredi matin à l'Elysée.

Il sera suivi à l'automne de la Loi de programmation militaire, budget pluriannuel qui devrait restreindre l'effort de défense de la France dans un contexte de contraintes budgétaires tous azimuts.

Faute de pouvoir pour l'instant s'offrir le porte-avions Charles-de-Gaulle grandeur nature, les amateurs peuvent se rabattre sur sa réplique au 1/100e toujours en vente sur leboncoin.fr au prix modique de 3.000 euros.

Patrick Vignal

 
Le porte-avions Charles-de-Gaulle a été momentanément mis en vente sur internet suite aux rumeurs selon lesquelles le fleuron de la marine française pourrait être cédé dans le cadre d'un plan budgétaire draconien. L'auteur du canular a signé François et donné le numéro de téléphone du standard de l'Elysée comme contact. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier