Nouvel espoir pour les éléphantes menacées d'euthanasie
PARIS (Reuters) - Le rapporteur public du Conseil d'Etat a recommandé mercredi la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral qui condamne à l'euthanasie deux éléphantes soupçonnées d'être atteintes de tuberculose, a-t-on appris auprès de la juridiction.
Son avis est indépendant et le Conseil d'Etat rendra sa décision dans une quinzaine de jours, a-t-on précisé.
Afin de sauver ses pachydermes, le directeur du cirque Pinder, Gilbert Edelstein, avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon. Celui-ci avait été rejeté, mais le pourvoi en cassation de Gilbert Edelstein avait été jugé recevable par le Conseil d'Etat.
Le rapporteur public du Conseil d'Etat a accédé mercredi dans ses conclusions à sa demande d'annulation de l'ordonnance du tribunal administratif de Lyon et de suspension de l'exécution de la décision du préfet.
Soupçonnées d'être porteuses du bacille, Baby et Népal sont à l'isolement depuis août, date à laquelle une autre éléphante, Java, est morte des suites de la tuberculose.
En décembre dernier, le préfet du Rhône a signé un arrêté demandant l'euthanasie des animaux, considérés comme un danger potentiel pour la population. Le 21 décembre, le tribunal administratif de Lyon a confirmé cette décision.
Baby et Népal bénéficient depuis le 17 février d'un nouveau sursis de 40 jours, accordé par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll le temps de procéder à de nouveaux tests.
L'affaire a suscité un grand émoi parmi les défenseurs des animaux et Brigitte Bardot a menacé de prendre la nationalité russe si les éléphantes étaient euthanasiées.
Chine Labbé, édité par Yves Clarisse
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