Le Vendée Globe virtuel fait un réel tabac

mercredi 23 janvier 2013 12h00
 

par Sophie Greuil

PARIS (Reuters) - "Jeudi matin tôt" selon Philippe Guigne, PDG de Many Players organisateur de la "Virtuelle Regatta", le vainqueur du Vendée Globe virtuel est attendu au terme d'une régate qui a réuni 460.000 bateaux sur un site aux 300.000 entrées par jour.

A la barre de "Llyl", un quadragénaire de Deuil-la-Barre devrait en être le vainqueur.

Pour boucler son tour du monde, lui et ses concurrents ont réglé leur spi ou leur foc entre deux stations de métro via leur téléphone portable, ils se sont laissés porter par les vents du fin fond de leur canapé, se sont levés au beau milieu de la nuit pour virer de bord sur leur ordinateur, ont déchiré leur grand-voile sur une coupure de courant.

"Pour y arriver, je règle mon bateau, au moins, deux fois par jour, le matin et le soir à la publication des cartes météorologiques. Ma crainte est, surtout, la coupure de courant ou d'internet. Deux jours sans, c'est terrible", dit Alex Rolet, chargé de communication à l'office de tourisme de Bonifacio.

"Ayant terminé dans les 50.000es en 2008, je vise, cette fois, les 200 premiers", espère le skipper de 'Pride of Bonifacio' aux couleurs belges comme son passeport.

Pascal Théodet, 43 ans, de Chambéry, devenu marin sur son 'Maxourominou', rage aussi "après une invivable panne internet" qui lui a fait perdre 100.000 places en quelques jours" et l'a "fait distancer par (sa) mère sur 'Yes, we Can', retraitée, donc, bien plus disponible".

En tête du Cap de Bonne Espérance au Cap Horn sur 'Météo79.com', son site amateur pris d'assaut depuis, Emmanuel Moreau a été, un temps, l'agréable vedette de cette régate.

2680e en 2009, ce statisticien niortais de 43 ans espère "refaire (son) retard". "Comme tout bon solitaire, je trace ma route sans m'occuper des autres. Au Cap Horn, un mauvais coup de poker m'a planté de 150 places", précise-t-il.   Suite...