Les sorciers mis à contribution par le fisc swazi ?

vendredi 7 décembre 2012 17h43
 

MBABANE (Reuters) - Le gouvernement du Swaziland a été invité à instaurer un impôt sur les sorciers, guérisseurs traditionnels et devins pour renflouer les caisses de l'Etat.

Ces sorciers, appelés "sangomas" dans ce pays enclavé d'Afrique australe qui est aussi la dernière monarchie absolue du continent, doivent déjà s'acquitter d'une redevance de dix emalangeni par an pour exercer leurs talents.

Mais l'auteur de cette proposition, le député Majahodvwa Khumalo, affirme que les membres de cette profession ont multiplié ces dernières années par quatre le tarif de leurs prestations et devraient être davantage mis à contribution.

En 2010, le déficit budgétaire a atteint 15% du PIB, obligeant le gouvernement à puiser dans les réserves de la Banque centrale et à retarder le versement des traitements des fonctionnaires.

Pour sa part, le Fonds monétaire international a refusé de renflouer l'économie swazie en raison du peu d'empressement mis par le roi Mswati II, qui possède une dizaine d'épouses et une fortune personnelle évaluée à 200 millions de dollars, à réduire son train de vie ou le budget des forces armées.

Ed Cropley à Johannesburg; Jean-Loup Fiévet pour le service français, édité par Gilles Trequesser