Ig Nobel ou la science déchaînée

vendredi 21 septembre 2012 07h26
 

CHICAGO (Reuters) - Des psychologues ont remarqué qu'en se penchant vers la gauche, on voit la Tour Eiffel en plus petit, des neurologues ont détecté une activité cérébrale dans des saumons morts ; tous se verront décerner cette année les prix Ig Nobel ("ignobles"), qui récompense les découvertes scientifiques les plus farfelues.

Equivalents parodiques des Nobel qui seront annoncés début octobre, ces récompenses données depuis 1991 par la revue Annals of Improbable Research et remises à l'université d'Harvard ont pour but d'éveiller la curiosité du public pour la science.

La cuvée 2012 récompensera ainsi des chercheurs américains ayant découvert que des chimpanzés sont capables de reconnaître leurs congénères en regardant des photos de leurs derrières, ou un chercheur suédois qui a compris pourquoi les habitants de certaines maisons d'Anderslöv, en Suède, avaient les cheveux verts (une combinaison tuyaux de cuivre-douches chaudes).

Des psychologues néerlandais ont testé quant à eux une trentaine d'étudiants pour démontrer qu'en se penchant vers la gauche, on avait tendance à sous-estimer les hauteurs, à commencer par celle de la Tour Eiffel.

Mais Marc Abrahams, rédacteur en chef des Annals qui a dévoilé jeudi la liste des vainqueurs, a un faible pour le prix de l'Acoustique, une trouvaille des chercheurs japonais Kazutaka Kurihara et Koji Tsukada, le "Speechjammer", capable d'interrompre n'importe quel orateur en retransmettant son discours en simultané mais avec un très léger décalage.

"Ce que la personne entend est juste assez décalé pour la déconcerter complètement et elle s'arrête de parler. C'est une petite chose qu'on peut réserver aux gens qui n'arrêtent pas de radoter."

Julie Steenhuysen; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

 
<p>Equivalents parodiques des Nobel qui seront annonc&eacute;s d&eacute;but octobre, les IG Nobel ("ignobles") d&eacute;cern&eacute;es depuis 1991 par la revue Annals of Improbable Research et remises &agrave; l'universit&eacute; d'Harvard ont pour but d'&eacute;veiller la curiosit&eacute; du public pour la science. /Photo prise le 20 septembre 2012/REUTERS/Jessica Rinaldi</p>