Angers veut réhabiliter "son" dernier roi d'Angleterre

dimanche 9 septembre 2012 16h28
 

par Guillaume Frouin

ANGERS, Maine-et-Loire (Reuters) - Berceau des ducs d'Anjou, qui ont régné sur l'Angleterre de 1154 à 1485, Angers a réclamé dimanche la restitution des Joyaux de la Couronne britannique, lors d'un procès loufoque en "réhabilitation" du dernier descendant de la dynastie Plantagenêt.

Edouard Plantagenêt avait été décapité en 1499 à l'âge de 25 ans sur ordre du roi Henri VII, issu de la dynastie rivale des Tudor, alors qu'il pouvait légitimement prétendre au trône d'Angleterre.

Le descendant de Richard Cœur de Lion ou Aliénor d'Aquitaine avait été enfermé depuis ses 10 ans dans la Tour de Londres, où il serait devenu au fil des ans "fou" et "sauvage" selon ses détracteurs.

Les trois avocats des quelque 5.000 signataires de la "pétition Plantagenêt" - qui s'estiment donc "spoliés" des attributs royaux de sa Très Gracieuse Majesté - ont demandé "réparation pour la mort atroce d'Edouard Plantagenêt, mort qui lui a rendu la vie beaucoup plus difficile par la suite".

"Ce crime d'Etat a mis fin à trois siècles et demi d'un règne estimable", a plaidé l'un d'entre eux, lors de ce procès public et en plein air au pied du château médiéval d'Angers, où l'assistance était invitée à applaudir ou conspuer les intervenants.

COUR PÉNALE INTERNATIONALE

Ils ont réclamé dans l'immédiat la communication de la pétition angevine à l'actuelle reine d'Angleterre Elizabeth II et à son Premier ministre David Cameron, "dans l'attente de la création d'une Cour pénale internationale, seule habilitée à juger cette cause imprescriptible".

Mais les deux avocats de la perfide Albion - commis d'office en l'absence de confrères britanniques - ne l'ont pas entendu de cette oreille.   Suite...