"Bunga bunga" ok pour les Polonais à l'Euro, mais sans alcool

vendredi 8 juin 2012 17h52
 

VARSOVIE (Reuters) - Le sélectionneur polonais, Franciszek Smuda, préfère voir ses joueurs se laisser tenter par les charmes de jeunes femmes plutôt que par l'alcool.

Le technicien de la Pologne, qui entrait vendredi dans l'Euro face à la Grèce, a imposé depuis son arrivée à la tête de la sélection une règle stricte interdisant à ses joueurs de boire.

Pour ne l'avoir pas entendu, Slawomir Peszko a été exclu de l'équipe nationale en avril après avoir terminé une soirée arrosée en cellule de dégrisement.

"Un 'bunga bunga' est préférable à l'abus d'alcool", a dit Franciszek Smuda au quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna. "L'alcool me fait péter les plombs."

L'expression "bunga bunga" fait référence aux parties fines qu'aurait organisées l'ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi, conviant des amis à partager un moment avec de jeunes starlettes et des prostituées.

Interrogé sur la mésaventure de Peszko, le sélectionneur a été tout aussi franc. "Je vais vous le dire clairement : il faut être débile pour faire un truc pareil", a-t-il dit.

Peszko n'est pas le seul à avoir été victime des règles strictes imposées par le sélectionneur puisque le gardien de la Fiorentina Arthur Boruc et le défenseur du Legia Varsovie Michal Zewlakow ratent aussi l'Euro.

"Si je donne l'impression aux joueurs que je laisse tout passer, que je suis mou comme un flan, c'est fini", dit-il.

Adrian Krajewski, Gregory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
<p>Le s&eacute;lectionneur polonais, Franciszek Smuda, pr&eacute;f&egrave;re voir ses joueurs se laisser tenter par les charmes de jeunes femmes plut&ocirc;t que par l'alcool. /Photo d'archives/REUTERS/Murad Sezer</p>