La crise de la zone euro inspire les humoristes

mercredi 26 octobre 2011 20h15
 

par Michael Roddy

(Reuters) - La crise de la zone euro, qui semble sans fin, donne du grain à moudre aux caricaturistes et aux humoristes. Et, des pays les plus endettés aux chefs d'Etat et de gouvernement engagés dans la recherche d'une solution, nul n'échappe à leurs piques.

La Grèce, bien sûr, d'où est partie fin 2009 la crise de la dette souveraine, est la cible de nombreuses blagues.

Dont cette devinette qui court: "Pourquoi la Grèce n'a pu obtenir le versement de la dernière tranche du plan d'aide de l'UE et du FMI ? Parce que personne en Grèce ne travaille suffisamment longtemps pour avoir eu le temps de remplir le formulaire de demande."

Alors qu'il est question d'une décote ('haircut' en anglais, ou coupe de cheveux) des créances détenues par les investisseurs privés sur la dette grecque, le site en anglais du journal grec Kathimerini publie une caricature du Premier ministre grec George Papandreou amputé des deux bras et des deux jambes par la chancelière allemande Angela Merkel.

Légende: "Mais j'étais seulement venu pour une coupe de cheveux."

L'Irlande et le Portugal, qui ont dû eux aussi recourir à l'assistance financière de leurs partenaires européens et du Fonds monétaire international, sont également dans le collimateur.

"Un Grec, un Irlandais et un Portugais sont au bar. Qui paie l'addition ? Un Allemand."

Les clichés et les stéréotypes en tout genre forment souvent le coeur de ces plaisanteries, comme cette blague relayée par la Deutsche Welle qui, affirme le média allemand, proviendrait de Slovaquie: "Pour 400 euros, vous pouvez adopter un Grec. Il vivra chez vous, fera la grasse matinée, boira votre café, mangera à votre table puis fera la sieste, vous permettant ainsi d'aller travailler."   Suite...

 
<p>La crise de la zone euro, qui semble sans fin, donne du grain &agrave; moudre aux caricaturistes et aux humoristes. Et, des pays les plus endett&eacute;s aux chefs d'Etat et de gouvernement engag&eacute;s dans la recherche d'une solution, nul n'&eacute;chappe &agrave; leurs piques. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce</p>