Des milliers de "deuchistes" cultivent la nostalgie

mardi 26 juillet 2011 22h48
 

par Mourad Guichard

SALBRIS, Loir-et-Cher (Reuters) - "Tu ouvres ta porte, tu n'es pas sûr de la refermer. Tu ouvres ta fenêtre, elle te tombe sur le bras. Mais les gens aiment ça".

Comme des milliers d'aficionados de la célèbre voiture populaire de l'après-guerre, Joël Landeroin, président de l'Association des deux-chevaux Clubs de France (A2CF), se prépare à la 19e Rencontre Mondiale des Amis des 2CV qui se tient de mercredi à dimanche à Salbris, dans le Loir-et-Cher.

Le téléphone vissé à l'oreille, Denis Huille, responsable du patrimoine historique chez Citroën, s'active.

"Nous attendons près de 6.000 véhicules venus de toute l'Europe et plusieurs milliers de personnes doivent participer, sur les cinq jours, aux activités proposées, comme ce concours de démontage et remontage ", explique celui qui accompagne l'organisation au nom de la maison mère.

À ses côtés, Christian Courte, président de l'association 2CV France 2011, organisatrice du rassemblement, s'arrache les cheveux devant l'ampleur prise par l'événement.

"La gendarmerie nous a pressés de trouver une solution pour endiguer les 80 kilomètres de bouchons cumulés autour de Salbris. Nous avons dû ouvrir des parkings tampons pour les dégager. Tout va bien aller", insiste-t-il.

En apprenant la fin de la production des 2CV en 1990, ce passionné avait fait le trajet jusqu'à l'usine du Portugal.

"C'était le 27 juillet 1990", soupire-t-il. "Je n'en veux pas à Citroën, les coûts de fabrication manuelle n'auraient plus été supportables. Nous vivons une autre époque industrielle."   Suite...