15 février 2011 / 15:33 / il y a 7 ans

Une Lyonnaise passe six mois avec une pince dans l'abdomen

LYON, 15 février (Reuters) - Une Lyonnaise de 31 ans vient de passer six mois avec une pince médicale de 10 centimètres oubliée dans son abdomen après une opération de chirurgie esthétique.

Se plaignant de violents maux de ventre, cette mère de famille n'a réussi à se faire entendre ni de son chirurgien ni du corps médical d'une clinique réputée de Lyon, qui a ignoré ses souffrances depuis septembre dernier.

"J'avais l'impression qu'on me déchirait le ventre, et tout le monde me disait que c'était normal d'avoir des douleurs post-opératoires", a dit la jeune femme à Reuters.

Une radio réalisée dans le service d'urgence d'un autre établissement hospitalier a révélé la présence d'une pince de Halstead de dix centimètres en forme de ciseaux, qui lui a été enlevée lundi.

"Ma cliente était malade la semaine dernière, et en toussant, elle a vu une pointe métallique sortir de son nombril", a dit son avocat, maître Jean Sannier.

La clinique ne possédant pas de service d'urgence, la femme est restée trois jours dans un état de grande inquiétude, craignant que la pince ne provoque une hémorragie interne.

Ce n'est que lundi après-midi, lorsqu'elle s'est présentée avec son avocat à la clinique, que le chirurgien a consenti à procéder à une nouvelle intervention pour retirer l'instrument.

Ce chirurgien esthétique réputé avait pratiqué une abdominoplastie sur cette mère de famille désireuse de se faire retendre le ventre après deux grossesses.

La patiente envisage maintenant une assignation pour obtenir des expertises médicales.

"Si le préjudice est avéré, elle est décidée à déposer plainte pour blessures involontaires par négligence", a dit son avocat.

La direction de la clinique Natecia a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête interne.

Le chirurgien n'aurait pas recompté ses instruments après l'intervention et ne se serait ainsi pas aperçu de son oubli, a dit la direction de la communication, reconnaissant un incident "anormal" et "rarissime".

"En 25 ans de d'activité, c'est la première fois que ça arrive", a dit à la presse Jean-Loup Durousset, PDG du groupe Noalys, propriétaire de Natecia.

Catherine Lagrange, édité par Clément Guillou

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