Un "autographe" codé de Léonard de Vinci retrouvé à Nantes

lundi 6 décembre 2010 14h24
 

NANTES, Loire-Atlantique (Reuters) - La mairie de Nantes a confirmé lundi la découverte d'un "autographe" attribué à Léonard de Vinci dans les collections de la bibliothèque municipale de la ville.

L'information avait été révélée par le quotidien Presse Océan, dont un journaliste a lu une biographie consacrée au peintre et penseur italien, faisant mention de la présence de ce manuscrit à Nantes.

Ecrit en italien du XVe siècle et de droite à gauche, de telle sorte à ne pouvoir être lu qu'au travers un miroir, il doit à présent être déchiffré par des chercheurs spécialisés.

L'autographe figurait parmi les 5.000 documents légués en 1872 à la ville par Pierre-Antoine Labouchère (1807-1873), un riche collectionneur issu d'une famille protestante nantaise.

Une partition originale de Mozart avait déjà été retrouvée en septembre 2008 dans ce même fonds documentaire.

"Pierre-Antoine Labouchère travaillait comme un bibliothécaire d'aujourd'hui, il achetait ses autographes auprès de marchands et les faisait expertiser", a expliqué Agnès Marcetteau, directrice de la bibliothèque municipale de Nantes.

"Sa collection, encyclopédique, avait pour ambition de représenter l'histoire de la France du XVe au XIXe siècle", a-t-elle ajouté.

L'existence de ce "document précieux" dans les collections de la bibliothèque municipale était connue des services de la ville, selon la directrice, qui parle de simple "redécouverte".

"On sait ce qu'il y a dans nos collections, il y a des catalogues pour cela, mais aucun d'entre nous ne connaît par coeur leur inventaire", a déclaré Agnès Marcetteau.   Suite...

 
<p>La mairie de Nantes a confirm&eacute; lundi la d&eacute;couverte d'un "autographe" attribu&eacute; &agrave; L&eacute;onard de Vinci dans les collections de la biblioth&egrave;que municipale de la ville. Ecrit en italien du XVe si&egrave;cle et de droite &agrave; gauche, de telle sorte &agrave; ne pouvoir &ecirc;tre lu qu'au travers un miroir, il doit &agrave; pr&eacute;sent &ecirc;tre d&eacute;chiffr&eacute; par des chercheurs sp&eacute;cialis&eacute;s. /Photo prise le 6 d&eacute;cembre 2010/REUTERS/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>