Johnny Depp aime la France des écrivains, moins sa conjugaison

mercredi 1 décembre 2010 20h58
 

PARIS (Reuters) - Johnny Depp a beau adorer la France, où il a l'impression de pouvoir croiser "Baudelaire au coin de la rue", l'acteur américain se bat encore avec sa conjugaison, malgré douze ans de vie commune avec Vanessa Paradis.

"C'est difficile encore la 'conjugation'. Ça me rend dingue", a-t-il expliqué mercredi en français à Reuters, à Paris, où il se trouve pour la promotion de son dernier film, "The Tourist", avec Angelina Jolie.

Maîtrise-t-il bien le reste de la langue de Molière? "Bien je ne sais pas, mais ça vient", répond l'acteur fétiche de Tim Burton, qui partage son temps entre la Californie, la banlieue parisienne et le sud de la France avec sa famille.

"La France est tout pour moi", a-t-il poursuivi, en anglais. "Elle m'a offert la simplicité, l'idée de pouvoir vivre une vie simple, semi-normale avec mes enfants", Lily-Rose et Jack, a expliqué la star.

"Il doit bien y avoir une raison pour laquelle les artistes et les écrivains ont toujours gravité par ici, il y a quelque chose de magnétique", a estimé Johnny Depp, qui a tourné quelques scènes en français dans le film d'Yvan Attal "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants".

"Juste marcher dans les rues, entrer dans ces restaurants comme la Closerie des lilas, c'est de l'histoire et vous le sentez. Je vois Baudelaire au coin de la rue, je vois James Joyce, je vois Simone de Beauvoir et Hemingway et Fitzgerald. Je les sens là", a-t-il expliqué.

Angelina Jolie, dont il interprète l'amant dans "The Tourist", pourrait jouer une héroïne de Baudelaire, selon lui. "Elle pourrait incarner 'les fleurs du mal'", a-t-il estimé.

John Irish, édité par Laure Bretton

 
<p>Johnny Depp a beau adorer la France, o&ugrave; il a l'impression de pouvoir croiser "Baudelaire au coin de la rue", l'acteur am&eacute;ricain se bat encore avec sa conjugaison, malgr&eacute; douze ans de vie commune avec la chanteuse Vanessa Paradis. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2010/REUTERS/Jas Lehal</p>