Sur les marchés sud-africains, les vuvuzelas ne claironnent plus

dimanche 27 juin 2010 17h23
 

LE CAP (Reuters) - Sur les étals de la place Green Market du Cap, les masques tape à l'oeil importés du Cameroun, les statuettes zouloues et les colliers Masaï ont repris leur place aux dépens des vuvuzelas, réduits au silence.

Ces trompettes en plastique coloré désormais célèbres pour avoir transformé les stades en ruches durant la Coupe du monde, pendouillent à l'écart ou sont renvoyées dans des boîtes, les ventes ayant chuté après deux semaines de frénésie.

L'arrivée massive de vuvuzelas fabriqués en Chine a fait plonger les prix de 60-70 rands (6,40 à 7,50 euros) à 30 rands (3,20 euros).

"Que vais-je faire avec tous mes vuvuzelas ? Je n'en ai aucune idée. Il m'en reste des centaines", dit Amadou Sise.

Il espère que les touristes en ramèneront à leurs amis lorsqu'ils quitteront le pays, après la compétition.

"Un Américain vient de m'en acheter 15 pour les ramener avec lui mais en dehors de ça, je n'en vends plus beaucoup."

Solides, résistants et peu susceptibles d'être dérobés, les vuvuzelas posent un problème aux vendeurs: il est bien rare qu'on ait besoin de les remplacer.

Les modèles dernier cri sont en outre dotés d'une bandoulière qui permet de les porter plus élégamment sur l'épaule et de ne pas les perdre.

"Il faut que les Chinois viennent et les reprennent tous. Peut-être peuvent-ils les transformer en quelque chose d'utile, des tasses ou des bols", s'amuse le marchand Ochi Nyamori.   Suite...

 
<p>Un vendeur ambulant de vuvuzelas. Apr&egrave;s deux semaines de fr&eacute;n&eacute;sie, les ventes de ces trompettes en plastique color&eacute; d&eacute;sormais c&eacute;l&egrave;bres pour avoir transform&eacute; les stades en ruches durant la Coupe du monde ont chut&eacute; sur les march&eacute;s. /Photo prise le 14 juin 2010/REUTERS/Radu Sigheti</p>