Privé de Facebook, un ministre pakistanais se met à Twitter

mercredi 26 mai 2010 11h23
 

ISLAMABAD (Reuters) - Les autorités pakistanaises ayant suspendu l'accès au réseau social Facebook pour faire barrage à des dessins "blasphématoires" du prophète Mahomet, le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, a trouvé un nouveau moyen d'être en contact avec ses fans, Twitter.

Sur Facebook, Malik avait sa propre page et 691 "amis". C'est son fils qui, lui rappelant que ce réseau-là venait d'être suspendu, l'a initié à Twitter.

"Ça fait seulement quelques jours que je suis (sur Twitter). J'aime ça", dit-il à Reuters.

Il est en contact avec plus de 270 membres du réseau. Nombre de personnes lui demandent si son compte est authentique. Et lorsqu'ils en acquièrent la conviction, beaucoup lui ont conseillé, au lieu de "twitter", de faire son travail de ministre.

Le Pakistan a bloqué la semaine dernière l'accès à Facebook pour une durée indéterminée, en raison d'un concours en ligne de dessins du prophète. Toute représentation de Mahomet est interdite par l'islam. Pour la même raison, l'accès à la plate-forme de partage de vidéos YouTube et à un millier d'autres sites a été bloqué.

Chris Allbritton, Eric Faye pour le service français

 
<p>Les autorit&eacute;s pakistanaises ayant suspendu l'acc&egrave;s au r&eacute;seau social Facebook pour faire barrage &agrave; des dessins "blasph&eacute;matoires" du proph&egrave;te Mahomet, le ministre de l'Int&eacute;rieur, Rehman Malik, a trouv&eacute; un nouveau moyen d'&ecirc;tre en contact avec ses fans: le site de micro-blogging Twitter. /Photo prise le 25 mai 2010/REUTERS/Faisal Mahmood</p>