Une ville brésilienne interdit funk et rap durant le carnaval

vendredi 12 février 2010 16h36
 

RIO DE JANEIRO (Reuters) - Le maire d'une ville du Brésil a interdit de jouer de la musique funk ou du rap durant les festivités du carnaval, dont le coup d'envoi était donné vendredi dans l'ensemble du pays.

Les personnes surprises à écouter du rap ou du funk - dont les pulsations et les paroles suggestives sont populaires dans les favelas de Rio de Janeiro - devront cesser sous peine d'être arrêtées et d'encourir jusqu'à six mois de prison, a-t-il dit selon des médias.

José Neto, maire de Sao Lourenço, dans l'Etat du Minas Gerais, dans le sud-est du Brésil, a précisé à la télévision Globo qu'il interdisait les chansons susceptibles d'inciter à la violence et à l'irrespect envers l'autorité, au profit de musiques de carnaval traditionnelles comme la samba.

La musique funk est considérée avec méfiance par la police et les autorités municipales de Rio, qui s'emploient à "l'encadrer" en raison de ses liens avec des gangs des favelas profitant des soirées où on la joue pour vendre de la drogue.

Cette forme de musique, née à la fin des années 1960 dans les ghettos afro-américains, a cependant rencontré un public de plus en plus large au Brésil, comme en Europe.

Stuart Grudgings, Philippe Bas-Rabérin pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
<p>Pr&eacute;paratifs en vue du carnaval, &agrave; Rio de Janeiro. Le maire de Sao Louren&ccedil;o, une ville du Br&eacute;sil, a interdit de jouer de la musique funk ou du rap durant les festivit&eacute;s du carnaval, dont le coup d'envoi &eacute;tait donn&eacute; vendredi dans l'ensemble du pays. Le rap et le funk sont consid&eacute;r&eacute;s comme des chansons susceptibles d'inciter &agrave; la violence et &agrave; l'irrespect envers l'autorit&eacute;. /Photo prise le 12 f&eacute;vrier 2010/REUTERS/Bruno Domingos</p>