7 décembre 2009 / 20:56 / il y a 8 ans

Un cognac de 1788 vendu 25.000 euros aux enchères à Paris

<p>Une bouteille de cognac Fine Champagne Clos de Griffier, datant de 1788 et extraite des caves du restaurant parisien la Tour d'argent, a &eacute;t&eacute; vendue aux ench&egrave;res 25.000 euros lundi soir au profit d'une organisation caritative. /Photo prise le 20 octobre 2009/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - Une bouteille de cognac datant de 1788, extraite des caves de la Tour d'argent, a été vendue 25.000 euros au profit d'une organisation caritative lors d'une vente aux enchères à Paris.

Cette bouteille a trouvé preneur pour dix fois son estimation en moins de deux minutes.

Elle a été acquise par un entrepreneur français de 38 ans installé à Londres, Raphaël Zier, qui travaille dans les nouvelles technologies.

"C'est un très bel objet mais c'est surtout l'association (caritative) qui m'intéressait", a-t-il dit après la vente. Il s'est présenté comme un "non collectionneur" et a dit son intention de boire ce cognac "avec des amis".

Pour faire de la place dans les 1.250 mètres carrés de sa cave, qui contient près de 450.000 bouteilles, et renouveler les stocks, le mythique restaurant parisien a décidé de se séparer de 18.000 flacons.

Plus de 300 personnes ont participé à la première journée d'enchères. De nombreux collectionneurs étrangers ont passé leurs ordres par téléphone.

Trois bouteilles de Fine Champagne Clos de Griffier 1788 faisaient partie de la vente. Ces fleurons d'avant la Révolution avaient été estimés à 2.500-3.000 euros.

La direction a décidé de reverser les bénéfices de l'une d'entre elles à l'association "Petits Princes", qui réalise les rêves d'enfants malades.

POUR L'ASSOCIATION "PETITS PRINCES"

Les bénéfices des deux autres flacons, adjugés à 17.000 et 15.000 euros chacun, et ceux du reste des enchères reviendront à la Tour d'argent, qui a des projets de rénovation.

André Terrail, jeune patron de la Tour d'argent, a assisté à la vente lundi soir aux côtés de son sommelier, David Rigdway, qui préside aux destinées de la cave depuis près de trente ans.

Le Britannique compare certaines de ses bouteilles des "enfants qu'on à la fois est heureux et triste de voir partir".

Lundi, après les premières enchères, Alexis Velliet, commissaire-priseur et expert de la maison Piasa, ne cachait pas son bonheur de présider à une telle vente.

"Je suis plus que content, je suis sur un nuage", a-t-il confié à Reuters. "En tant que commissaire-priseur parce que ça marche très bien et en tant qu'amateur parce que je trouve ça rassurant et logique" vu la renommée de la cave, a-t-il expliqué.

"Cela veut dire que tous ces amateurs ont compris la spécificité de la cave de La Tour d'argent. Elle était connue, mais personne ne la connaissait vraiment", a-t-il ajouté.

Les aficionados avaient jusqu'à mardi pour acheter des crus en provenance de toutes les régions viticoles de France, dont plusieurs Château Cheval Blanc, un Vosne Romanée Jayer et des armagnacs de la fin du XIXe siècle.

La bouteille la moins coûteuse, un jurançon, était estimée à 10 euros, la plus chère à 5.000 euros mais les prix se sont envolés dès lundi matin.

Le total des enchères est estimé, dans sa fourchette basse, à un million d'euros par la maison d'enchère Piasa.

Estelle Shirbon et Laure Bretton, édité par Gérard Bon

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