La grippe A sauve une petite entreprise nantaise de la faillite

mardi 17 novembre 2009 14h41
 

NANTES (Reuters) - L'épidémie de grippe A (H1N1) a sauvé de la faillite une petite entreprise de Nantes en faisant décoller depuis septembre les ventes de sa poignée de porte "anticontamination".

Quelque 5.000 exemplaires de cette poignée ergonomique qui s'ouvre avec l'avant-bras ont été écoulés en trois mois dans les hôpitaux et restaurants, soit l'équivalent de la totalité des ventes de l'année 2008.

"Avant, nous perdions de l'argent tous les mois, désormais on en gagne", a résumé mardi à Reuters Richard Houis, président de la société Ulna (quatre salariés), dont le chiffre d'affaires mensuel est passé de 10.000 à 40.000 euros.

"En se passant de l'usage de la main, nous avons supprimé le premier vecteur de propagation du virus", estime ce designer de 40 ans, qui avait lancé le produit en 2005 pour lutter contre les infections nosocomiales en milieu hospitalier.

Selon lui, sa poignée en polypropylène divise par trois le nombre de bactéries présentes sur une poignée de porte ordinaire.

Fabriquée en Chine et disponible en 13 coloris, la poignée Ulna, dont le nom est tiré de celui d'un os de l'avant-bras, équipe désormais le ministère de la Santé ou encore la salle de presse de l'Assemblée nationale.

"Il est difficile de mesurer la baisse du nombre d'infections que cela entraîne", convient Richard Houis, qui travaille sur un projet de verrou refermable avec le poignet.

Il constate toutefois que "la première maison de retraite que nous avons équipée, à l'hiver 2007, n'a plus eu de cas de gastroentérite depuis deux ans". "Jusque là, un tiers de ses résidents étaient touchés", souligne-t-il.

Guillaume Frouin, édité par Gilles Trequesser

 
<p>L'&eacute;pid&eacute;mie de grippe A(H1N1) a sauv&eacute; de la faillite une petite entreprise de Nantes en faisant d&eacute;coller depuis septembre les ventes de sa poign&eacute;e de porte "anticontamination", une poign&eacute;e ergonomique qui s'ouvre avec l'avant-bras. /Photo prise le 17 novembre 2009/REUTERS/St&eacute;phane Mahe</p>