Fragile comme un chef !

mercredi 28 octobre 2009 16h57
 

NEW YORK (Reuters) - Un poste de chef, aussi rémunérateur et stimulant soit-il, peut avoir pour conséquence d'affecter le bien-être physique et mental de celui qui l'occupe, selon les résultats d'une étude canadienne.

Alors qu'il existe des données abondantes sur la fréquence élevée des maladies cardiovasculaires, des affections chroniques et décès précoces chez les personnes des catégories professionnelles les moins qualifiées, jusqu'ici le fait d'occuper un poste à responsabilité n'avait pas été associé à des problèmes de santé.

Des chercheurs de l'université de Toronto ont analysé des données recueillies auprès de 1.800 travailleurs américains. Ils ont cherché à déterminer s'il existait un lien entre leur degré de responsabilité dans leur entreprise et les éventuels troubles physiques et psychologiques dont ils se plaignaient (maux de tête, brûlures d'estomac, troubles du sommeil ou de la concentration, par exemple).

Scott Schieman et ses collègues ont observé que le fait d'encadrer, d'embaucher, de renvoyer et de décider du salaire d'autres employés allait de pair avec une augmentation de la fréquence des conflits avec les collègues et un empiètement plus marqué du travail dans la vie personnelle et familiale.

Un phénomène qui peut selon eux affecter le bien-être physique et mental en générant un stress chronique.

Cela ne signifie pas pour autant qu'avoir un poste à responsabilité est "mauvais" pour la santé, expliquent les auteurs qui ont observé que les salaires plus élevés et la plus grande indépendance caractérisant ces emplois semblent contrebalancer leurs aspects négatifs en termes de santé.

C'est justement parce que les bénéfices et les risques associés aux postes de pouvoir s'équilibrent qu'ils semblent n'avoir aucun effet sur la santé, expliquent dans la revue spécialisée Social Science & Medicine.

Ils préconisent donc de bien identifier les avantages et les inconvénients de ce type d'emploi afin de mieux les gérer.

Amy Norton, version française Myriam Rivet

 
<p>Un poste de chef, aussi r&eacute;mun&eacute;rateur et stimulant soit-il, peut avoir pour cons&eacute;quence d'affecter le bien-&ecirc;tre physique et mental de celui qui l'occupe, selon les r&eacute;sultats d'une &eacute;tude canadienne. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>