L'entreprise est votre jungle ? Connaissez-en les prédateurs

lundi 14 septembre 2009 17h18
 

SINGAPOUR (Reuters) - Si la vie au bureau vous semble une jungle, un livre qui vient de sortir en Australie vous aidera peut-être à classifier la faune de vos collègues et supérieurs.

Avec "Inhuman Resources: A guide to psychos, misfits and criminally incompetent in every office" (Ressources Inhumaines : guide des psychopathes, inadaptés et gens d'une incompétence criminelle au bureau), Michael Stanford ambitionne de faire régner les bonnes manières au bureau, croquant avec humour les diverses personnalités qui hantent la vie professionnelle.

Cette typologie va du collègue connu pour son habituel "hé, faisons une réunion en prévision de la réunion", à celui qui "est malade comme un chien mais trop important pour rentrer se coucher", en passant par "il faut que je rentre dans l'ascenseur avant que vous ne puissiez en sortir".

"Qu'importe le lieu où vous travaillez, qu'importe votre pays ou votre secteur d'activité, vous pouvez vous reconnaître dans ce livre", a déclaré à Reuters Michael Stanford.

Cet Australien de 41 ans a débuté sa carrière professionnelle comme commercial d'un fabricant de colle avant de travailler dans la grande distribution, l'hôtellerie, le journalisme, la publicité et le marketing, principalement dans son pays natal. Il évite maintenant la vie de bureau et préfère travailler dans des cafés.

"Beaucoup de (mes collègues) m'ont rendu fou, mais ils m'ont aussi fait rire et atterré, car je pouvais me reconnaître dans certains d'entre eux. Le stress nous a tous poussés un jour à faire des choses qu'on regrette."

La situation économique l'a beaucoup inspiré pour identifier ces caractères, comme par exemple l'employé habitué à dire : "Je n'y suis pour rien, c'est la faute de la crise".

Le remède à cette violence des échanges en milieu professionnel ? Insister sur la politesse et les bonnes manières, et surtout bannir les courriers électroniques internes pour privilégier les discussions en chair et en os, estime-t-il.

"Les courriers électroniques et les Blackberry sont des outils formidables, mais lorsqu'on en arrive au point où les gens se sentent obligés de répondre à chaque message, tout le temps, ils n'ont plus ces quelques minutes de réflexion qu'offre le fait de se lever et d'aller parler à quelqu'un. Ces minutes qui permettent de se calmer", explique-t-il.

Avant de conclure sur un conseil : peu importe la satisfaction que procurerait le fait de casser la figure à un collègue horripilant, ne succombez pas à la tentation.

Miral Fahmy, version française Jean Décotte

 
<p>Pour tous ceux qui estiment que la vie au bureau est une jungle, le livre "Inhuman Resources" (Ressources Inhumaines) de l'auteur australien Michael Stanford tente de classifier la faune des coll&egrave;gues et sup&eacute;rieurs. /Photo d'archives/REUTERS/Erin Siegal</p>