Pas assez d'amis sur Facebook ? Achetez-en

jeudi 3 septembre 2009 16h10
 

SYDNEY (Reuters) - Qui a dit que l'amitié n'avait pas de prix ? Une société australienne de marketing en ligne met en vente des listes d'amis potentiels pour les utilisateurs du site communautaire Facebook, après avoir fait de même sur Twitter.

La société uSocial (usocial.net) dit s'être spécialisée dans les plates-formes communautaires en raison de leur fort potentiel publicitaire.

"Avec un grand nombre de connaissances sur Facebook, vous disposez instantanément d'un groupe ciblé de personnes que vous pouvez contacter pour promouvoir tout ce que vous avez envie de promouvoir", écrit dans un communiqué son directeur général, Leon Hill.

"Le seul problème est qu'il est très difficile de réunir une telle audience, et c'est là que nous intervenons."

La société propose des offres variant de 1.000 à 10.000 nouveaux 'amis' potentiels, pour un coût allant de 177 dollars (123 euros) à 1.167 dollars (815 euros).

"Tout ce que nous faisons, c'est envoyer un message de bienvenue ou une demande d'ajout de la part du client. Si (les amis potentiels) décident de franchir le pas et de l'ajouter comme ami, libre à eux", dit Leon Hill.

Facebook, le site communautaire le plus populaire du monde, est également le quatrième site internet le plus visité sur la planète. Il compte plus de 250 millions d'utilisateurs inscrits.

Mais le fonds de commerce d'uSocial fait polémique.

Selon certains sites internet australiens, la plate-forme de micro-blogging Twitter a tenté de faire fermer uSocial, l'accusant d'inonder les utilisateurs de messages non désirés. De même, d'après le Los Angeles Times, le site internet Digg.com, où les internautes peuvent élire leurs sites et articles préférés, a reproché à uSocial de vendre des votes.

Miral Fahmy, version française Jean Décotte

 
<p>Qui a dit que l'amiti&eacute; n'avait pas de prix ? Une soci&eacute;t&eacute; australienne de marketing en ligne met en vente des listes d'amis potentiels pour les utilisateurs du site communautaire Facebook, apr&egrave;s avoir fait de m&ecirc;me sur Twitter. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Newman</p>