Vous croyez aux extraterrestres ? Envoyez-leur un SMS

mercredi 12 août 2009 17h15
 

CANBERRA (Reuters) - Quand la Toile parle aux étoiles : un site web australien se propose d'expédier dans l'espace de courts messages rédigés par les internautes, semblables à des SMS.

A partir de mercredi et jusqu'au 24 août, les utilisateurs peuvent venir enregistrer des messages de 160 caractères maximum sur le site www.hellofromearth.net. Les textes seront ensuite transmis en direction de Gliese 581d, la planète susceptible d'accueillir la vie la plus proche de notre système solaire.

Le temps d'envoi, néanmoins, frise les 20 ans, précise le site. Et aucune réponse n'est garantie.

"C'est comme une 'bouteille à la mer' lancée dans les étoiles. L'intérêt n'est pas seulement de savoir si quelqu'un recevra ces messages, mais bien ce que les gens ont à dire à une forme de vie intelligente provenant d'une autre planète", explique un porte-parole du projet.

"'Hello from Earth' est notre manière de montrer que la science peut rendre l'impossible possible. Nous sommes allés sur la Lune, et désormais nous pouvons parler aux étoiles", ajoute-t-il dans un communiqué.

En partenariat avec la Nasa, ces messages seront envoyés à partir du centre Deep Space Communication Complex de Canberra, à l'occasion de la Semaine de la science en Australie.

Le premier message était signé du ministre australien des Sciences, Kim Carr.

"Un bonjour en provenance de l'Australie, sur la planète que nous appelons la Terre. Ces messages expriment les rêves de notre peuple pour l'avenir. Nous voulons partager ces rêves avec vous", a-t-il écrit à l'adresse d'éventuels ressortissants de Gliese 581d.

Miral Fahmy, version française Jean Décotte

 
<p>Le site web australien hellofromearth.net se propose d'exp&eacute;dier dans l'espace des messages courts en direction de Gliese 581d, la plan&egrave;te susceptible d'accueillir la vie la plus proche de notre syst&egrave;me solaire. Jusqu'au 24 ao&ucirc;t, les internautes peuvent enregistrer des messages de 160 caract&egrave;res maximum, sans promesse de r&eacute;ponse. /Photo prise le 25 avril 2009/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>