L'hippopotame de Pablo Escobar abattu

samedi 11 juillet 2009 15h41
 

BOGOTA (Reuters) - Jugeant l'animal dangereux pour la population, les autorités colombiennes ont fait abattre un hippopotame en fuite, qui a ainsi connu une fin similaire à celle de son ancien propriétaire, le baron de la drogue Pablo Escobar.

L'animal s'était échappé il y a trois ans du ranch autrefois détenu par Escobar, dans lequel le chef de cartel s'était fait livrer de multiples animaux sauvages pour son zoo personnel.

Après la mort d'Escobar en 1993 sous les balles de la police, nombre de ses animaux ont été remis à des zoos, mais plus d'une vingtaine d'hippopotames avaient continué à vivre dans sa propriété du nord de la Colombie.

Un mâle et une femelle s'étaient échappés en 2006 et se promenaient depuis en liberté dans les zones marécageuses proches de la rivière Magdalena. Mais rarement aperçus, ils avaient fini par devenir une sorte de légende locale, jusqu'à ce que deux journalistes les repèrent le mois dernier à plus de 100 km du ranch.

Estimant que les pachydermes étaient porteurs de maladie et qu'ils risquaient d'attaquer d'éventuels promeneurs, l'agence colombienne de l'environnement a ordonné qu'ils soient abattus, a-t-on appris vendredi.

Les images télévisées de la carcasse de l'hippopotame connu sous le nom de "Pepe", exhibée par des chasseurs et des militaires, ont choqué de nombreux Colombiens, et des groupes de défense des droits des animaux ont dénoncé cet abattage.

Quant à la femelle et à l'éventuel petit que des pêcheurs ont dit avoir jadis aperçu, les autorités sont encore à leur recherche.

Hugh Bronstein, version française Gregory Schwartz

 
<p>Hippopotames dans le ranch de l'ex-baron de la drogue colombien Pablo Escobar, &agrave; Puerto Triunfo. Jugeant l'animal dangereux pour la population, les autorit&eacute;s colombiennes ont fait abattre un hippopotame m&acirc;le en fuite, qui a ainsi connu une fin similaire &agrave; celle de son ancien propri&eacute;taire. La femelle et l'&eacute;ventuel petit sont toujours recherch&eacute;s. /Photo prise le 10 d&eacute;cembre 2002/REUTERS</p>