Les leaders indiens se protègent contre les tirs de chaussures

vendredi 17 avril 2009 12h58
 

NEW DELHI (Reuters) - Peu soucieux de servir de cibles à des électeurs mécontents qui pratiquent le lancer de chaussures, les dirigeants indiens participant aux élections législatives optent pour un surcroît de sécurité et font installer des filets métalliques lors des rassemblements.

Lal Krishna Advani, candidat du parti Bharatiya Janata (BJP) aux fonctions de Premier ministre, a été visé à son tour jeudi dans un Etat du centre de l'Inde où un militant en colère lui a lancé une mule en plein meeting.

La chaussure n'a pas atteint Advani, mais cela a suffi aux autorités pour décider de renforcer la sécurité au profit de tous les dirigeants du pays.

Cet incident est le dernier en date d'une série de "jets de souliers" contre des leaders politiques allant de l'ex-président américain George Bush au Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Lancer une chaussure à quelqu'un est un affront en Inde.

Il est maintenant demandé aux militants de parti de se déchausser lors des meetings. De leur côté, policiers et personnels de sécurité sont invités à surveiller les participants, journalistes compris.

La semaine dernière, un journaliste sikh a lancé un soulier sur le ministre indien de l'Intérieur lors d'une conférence de presse, ceci après la réponse du ministre à une question sur des émeutes ayant causé la mort de centaines de Sikhs en 1984.

Trois jours plus tard, un instituteur en retraite lançait une chaussure sur le parlementaire Naveen Jindal au cours d'un meeting électoral dans l'Etat d'Haryana.

Bappa Majumdar, version française Philippe Bas-Rabérin

 
<p>Le ministre indien de l'Int&eacute;rieur, Palaniappan Chidambaram, victime d'un tir de chaussures lors d'une conf&eacute;rence de presse, au d&eacute;but du mois. Peu soucieux de servir de cibles &agrave; des &eacute;lecteurs m&eacute;contents qui pratiquent le lancer de chaussures, les dirigeants indiens participant aux &eacute;lections l&eacute;gislatives optent pour un surcro&icirc;t de s&eacute;curit&eacute;: les militants doivent se d&eacute;chausser lors des meetings et des filets m&eacute;talliques sont install&eacute;s lors des rassemblements. /Image du 7 avril 2009/REUTERS/ANI TV</p>