S'amuser sur internet au travail aiderait à être plus productif

jeudi 2 avril 2009 16h04
 

MELBOURNE (Reuters) - Les salariés qui utilisent internet sur leur lieu de travail pour des raisons personnelles sont environ 9% plus productifs que ceux qui ne le font pas, révèle une étude de l'Université de Melbourne.

Naviguer sur le net au travail pour le plaisir aide à accroître la concentration des employés, explique Brent Coker, du département management et marketing et auteur de l'étude.

"Les gens ont besoin de s'évader un peu pour pouvoir à nouveau se concentrer" dit-il sur le site de l'université.

"De courtes et discrètes pauses, comme un petit tour sur internet, permettent à l'esprit de se reposer, donc de favoriser la concentration lors d'une journée de travail, et au final, d'accroître la productivité."

Environ 70% des 300 salariés interrogés pour l'étude utilisent internet sur leur lieu de travail à des fins personnelles.

Parmi les activités les plus courantes figurent la recherche d'informations commerciales, la consultation de sites d'informations, les jeux en ligne et le visionnage de vidéos sur YouTube.

"Les entreprises dépensent des millions en logiciels de blocage pour empêcher leurs employés de regarder des vidéos, de consulter des réseaux communautaires ou d'acheter en ligne sous prétexte que cela représente des millions en termes de productivité perdue", commente Brent Coker. "Ce n'est pas toujours le cas."

L'étude s'est concentrée sur les personnes qui surfent avec modération ou qui consacrent moins de 20% de leur temps de travail à internet, précise-t-il néanmoins. "Ceux qui affichent une forte addiction au web auront une productivité moindre que les autres", nuance-t-il.

Miral Fahmy, version française Catherine Mallebay-Vacqueur

 
<p>Selon une &eacute;tude de l'Universit&eacute; de Melbourne, les salari&eacute;s qui utilisent internet sur leur lieu de travail pour des raisons personnelles, comme par exemple pour surfer sur les plates-formes communautaires comme Facebook, sont environ 9% plus productifs que ceux qui ne le font pas. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Newman</p>