En cas de stress, il reste encore le "casse-vaisselle"

lundi 22 décembre 2008 21h38
 

par Hiro Muramoto

TOKYO (Reuters) - Pour faire retomber la pression, un entrepreneur japonais propose aux personnes stressées par la crise financière, ou plus simplement par leur travail, de se venger sur de la porcelaine en la fracassant contre un mur, non sans en payer l'addition.

Installé dans un camion, à un coin de rue du bouillonnant quartier des magasins d'électronique de Tokyo, un groupe de chiropracteurs, emmenés par Katsuya Hara, dispensent leur thérapie "casse-vaisselle".

Le coût varie selon le service choisi et la quantité de porcelaine vouée à la destruction. Les petites tasses peuvent être réduites en miettes pour 200 yens la pièce (1,60 euro), tandis qu'un grand plat coûtera 1.000 yens (7,95 euros).

"Casser quelque chose a, comme chacun le sait d'expérience, quelque chose d'extrêmement exaltant et aide à réduire une poussée de colère", explique Hara.

"Nous espérons devenir le nouveau moyen pour les hommes et femmes entrepreneurs de soulager leur stress."

Les clients revêtent un costume de protection, choisissent la porcelaine qu'ils désirent pulvériser et peuvent ensuite la jeter contre des dalles en béton installées dans le camion.

"La vie est plutôt compliquée et il y a beaucoup de raisons de nos jours de se faire du souci, alors c'est assez revigorant. Maintenant je sens que je suis à nouveau d'attaque pour affronter la journée de demain", déclare Masaki Ogawara, un vendeur de 35 ans, au sortir du saccage d'un service de vaisselle, jurons à l'appui.

Pas de stress non plus quant au devenir des débris de porcelaine, ils sont destinés à être recyclés... en tasses et assiettes, rassure Hara.

avec Olivier Fabre, version française Patrice Mancino

 
<p>Pour faire retomber la pression, un entrepreneur japonais propose aux personnes stress&eacute;es par la crise financi&egrave;re, ou plus simplement par leur travail, de se venger sur de la porcelaine en la fracassant contre un mur, non sans en payer l'addition. /Photo d'archives/REUTERS</p>