La fin de la guerre en Irak en "une" d'un faux New York Times

mercredi 12 novembre 2008 21h27
 

NEW YORK (Reuters) - Un groupe de plaisantins a distribué mercredi, principalement à New York et Los Angeles, plus d'un million d'exemplaires d'une édition pirate du New York Times annonçant en "une" la fin de la guerre en Irak.

Ce journal de 14 pages, daté du 4 juillet 2009, jour de la fête nationale américaine, serait dû à l'imagination fertile des "Yes Men", spécialisés dans les canulars et les pastiches.

Ces "Yes Men" avaient fait déjà parler d'eux en se faisant passer pour des responsables de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)... qui annonçaient officiellement le sabordage de cette institution.

Dans un communiqué diffusé sur le site internet www.nytimes-se.com, les auteurs du faux New York Times affirment avoir mis six mois à concocter cette édition du prestigieux quotidien new-yorkais, imprimée dans six endroits différents et distribuée par des milliers de volontaires.

"Nous voulons être sûrs qu'Obama et tous les autres démocrates feront ce pour quoi ils ont été élus", précise dans ce communiqué l'une des rédactrices du faux journal, Bertha Suttner. "Après huit années d'enfer, si ce n'est vingt-huit, nous voulons pouvoir commencer à imaginer le paradis."

Le président élu Barack Obama prendra ses fonctions le 20 janvier après huit années d'administration Bush et 28 ans après l'arrivée de Ronald Reagan à la Maison blanche.

Dans un article de "une", le faux New York Times affirme notamment que "l'ex-secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a redit aux soldats que le gouvernement Bush savait bien avant l'invasion (de l'Irak) que Saddam Hussein n'avait pas d'armes de destruction massive".

Michelle Nichols, version française Guy Kerivel

 
<p>Un groupe de plaisantins a distribu&eacute; mercredi, principalement &agrave; New York et Los Angeles, plus d'un million d'exemplaires d'une &eacute;dition pirate du New York Times annon&ccedil;ant en "une" la fin de la guerre en Irak. /Photo prise le 12 novembre 2008/REUTERS/Brendan McDermid</p>