JO: petit "manuel antiterroriste" à l'usage des Pékinois

vendredi 18 juillet 2008 11h40
 

PEKIN (Reuters) - Après avoir déployé des batteries de missiles, constitué une force antiterroriste de 100.000 hommes et dressé des points de contrôle dans les rues de Pékin, les autorités chinoises entendent désormais associer la population au dispositif de sécurité des Jeux olympiques.

Un "manuel antiterroriste" rédigé par des experts en la matière a ainsi été publié pour informer le citoyen lambda de la marche à suivre en cas d'enlèvement ou de menace, rapporte vendredi l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

"Nous espérons préparer les citoyens à d'éventuelles attaques", déclare le ministère de la Sécurité publique dans un communiqué.

Le document explique notamment comment identifier des substances douteuses.

"Lorsque vous découvrez quelques chose de suspect, vérifiez d'abord, puis écoutez et sentez, mais essayez de ne pas toucher", conseillent par exemple les auteurs, qui détaillent 39 situations allant de la prise d'otages à l'attentat nucléaire, en passant par la fusillade ou l'incendie volontaire.

"Vous devez également dissimuler votre téléphone portable en cas d'enlèvement par des terroristes", précisent-ils.

Les autorités considèrent la sécurité comme le critère essentiel de la réussite des Jeux, qui auront lieu du 8 au 24 août, et ont largement communiqué sur le sujet.

Rédaction de Pékin, version française Jean-Philippe Lefief

 
<p>Place Tiananmen, &agrave; P&eacute;kin. Apr&egrave;s avoir d&eacute;ploy&eacute; des batteries de missiles, constitu&eacute; une force antiterroriste de 100.000 hommes et dress&eacute; des points de contr&ocirc;le dans les rues de P&eacute;kin, les autorit&eacute;s chinoises publient un "manuel antiterroriste" r&eacute;dig&eacute; par des experts pour informer le citoyen lambda de la marche &agrave; suivre face &agrave; des situations allant de la prise d'otages &agrave; l'attentat nucl&eacute;aire, en passant par la fusillade ou l'incendie volontaire. /Photo prise le 11 juillet 2008/REUTERS/David Gray</p>