L'homme qui avait le téléphone dans la peau

jeudi 27 mars 2008 17h53
 

par Sinead Carew

NEW YORK (Reuters) - Lorsque Martin Cooper inventa le téléphone cellulaire il y a 35 ans, il avait la vision d'un monde dans lequel l'homme épouserait la technologie mobile au point que les appareils sans fil seraient implantés dans le corps.

La téléphonie mobile a parcouru énormément de chemin depuis ce jour d'avril 1973 où l'ancien chercheur de Motorola a passé le premier appel au monde, sans fil, depuis un coin de rue à New York, mais Cooper, aujourd'hui âgé de 79 ans, est bien forcé de convenir que l'industrie des télécoms n'a pas répondu à ses espoirs.

"Notre rêve était qu'un jour plus personne ne passe d'appels avec un téléphone filaire", a expliqué à Reuters l'ingénieur en électronique retraité.

Son premier appel sans fil l'avait rendu si enthousiaste qu'à l'époque il aimait imaginer qu'un jour les numéros de téléphone deviendraient incontournables et que, raconte-t-il, "on vous attribuerait un numéro de téléphone à votre naissance et le jour où vous ne répondriez pas à un appel, vous en mourriez".

"L'idée était que le téléphone devienne une part de vous", souligne Cooper, qui attend toujours le jour où il pourra passer un appel automatiquement, simplement en pensant à la personne qu'il souhaite contacter.

Aujourd'hui, plus de 3 milliards de personnes possèdent un téléphone portable, contre seulement 300.000 en 1984.

"Trente-cinq ans plus tard, l'idée de voir les gens communiquer librement lorsqu'ils se déplacent s'est finalement imposée mais malheureusement nous n'en sommes qu'à peine au stade de maîtriser cela pour les communication vocales", a souligné Cooper lors d'entretiens téléphoniques depuis la Californie et New York.

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<p>Lorsque Martin Cooper inventa le t&eacute;l&eacute;phone cellulaire il y a 35 ans, il avait la vision d'un monde dans lequel l'homme &eacute;pouserait la technologie mobile au point que les appareils sans fil seraient implant&eacute;s dans le corps. Aujourd'hui &acirc;g&eacute; de 79 ans, l'ing&eacute;nieur retrait&eacute; est bien forc&eacute; de convenir que l'industrie des t&eacute;l&eacute;coms n'a pas r&eacute;pondu &agrave; ses espoirs. /Photo d'archives/REUTERS</p>