19 mai 2008 / 10:47 / dans 9 ans

Les wagons du métro de New York trouvent une deuxième vie en mer

par Jon Hurdle

OCEAN CITY, Maryland (Reuters) - Après quatre décennies à transporter des millions de voyageurs, 44 wagons du métro de New York sont à présent destinés à devenir le refuge de millions de poissons.

Ces wagons, usés jusqu’à la corde, ont été largués vendredi dans l‘océan Atlantique, à une trentaine de kilomètres au large des côtes du Maryland, afin de créer un récif artificiel à même d‘attirer des poissons pour l‘industrie très lucrative de la pêche sportive.

“Ces récifs offrent un habitat de qualité pour la vie marine au large de nos côtes qui bénéficieront non seulement à l‘environnement mais aussi aux affaires locales”, a déclaré le maire d‘Ocean City, Rick Meehan.

Les wagons d‘aciers, allégés de leurs roues, vitres et portes, ont été déposées à l‘aide d‘une grue à 30 mètres de profondeur.

Ces 44 wagons, datant de 1964, font partie des 1.662 voitures du métro qui ont été retirées de la circulation par l‘Autorité des transports métropolitains (MTA) de New York et qui seront utilisées par plusieurs Etats de la côte Est américaine pour créer des récifs artificiels et aider l‘industrie de la pêche.

Le Maryland prévoit de créer quatre autre récifs à base de wagons de métro et, depuis 2001, d‘autres ont déjà vu le jour dans les eaux du Delaware ou du New Jersey.

PROTECTION CONTRE LES PRÉDATEURS

D‘après Jeff Tinsman, coordinateur de l‘opération dans le Delaware, le récif de 600 wagons créé dans les eaux de son Etat a permis de multiplier par 400 la population de poissons, tout en faisant passer de 300 à 13.000 le nombre de sorties de pêche à la ligne.

Les récifs artificiels, dans des fonds marins essentiellement constitués de sable, attirent les poissons car ils les protègent des prédateurs tout en étant rapidement colonisés par les moules, les crevettes ou les crabes dont ils se nourrissent.

Les responsables du Maryland espèrent que ce nouveau récif attirera des espèces côtières comme le bar noir ou le tautogue qui, à leur tour, appâteront des espèces migratoires comme des makaires, des thons ou des dauphins. Puis, à terme, des pêcheurs occasionnels, qui contribuent à hauteur d‘un milliard de dollars par an à l’économie du Maryland.

Tous les éléments éventuellement polluants comme les circuits intégrés ou les lubrifiants ont été soigneusement supprimés par la MTA pour un coût de 8.000 dollars par wagon.

Dans leur lieu de repos final, où ils resteront environ 40 ans, les wagons trouvent donc une deuxième vie aux vertus environnementales précieuses.

“Difficile de croire qu‘ils étaient encore en service il y a à peine 10 jours”, s’étonne Martin Gary, un biologiste du Maryland.

Version française Clément Dossin

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