Les restaurants de Pékin jouent la carte de l'olympisme

vendredi 8 août 2008 15h50
 

par Belinda Goldsmith

PEKIN (Reuters) - Ormeau en forme de bateau avec des rames d'asperges, battes de baseball en mini-épis de maïs, paniers de nouilles en forme du "nid d'oiseau", surnom du stade olympique de Pékin: les restaurants de la capitale chinoise rivalisent d'imagination pour séduire les 7 millions de visiteurs attendus pendant les JO.

Si la viande de chien a été officiellement bannie des menus pendant la quinzaine, les touristes pourront toujours se laisser tenter par le pénis d'animal, une spécialité du restaurant Guolizhuang, ou des plats à base d'âne, servis dans plusieurs établissements.

Les étals le long de Snack Street dans le quartier commerçant de Wangfujing proposent des brochettes d'hippocampes à 30 yuans (2,9 euros) ou de cigales à 5 yuans (0,5 euro).

Selon les croyances ancestrales chinoises, certains animaux ou organes ont des vertus médicinales. "L'hippocampe est bon pour les reins et la virilité. Les crustacés aident les femmes à avoir une plus belle peau et les lézards sont recommandés pour les femmes et les hommes, ils augmentent votre virilité", a expliqué Sun Hainan, un vendeur.

Néanmoins, ils semblaient peu nombreux à tenter l'aventure sur Snack Street.

"Je ne les ai pas goûtés et je ne vais pas le faire", a déclaré Fang Jie, onze ans, venue de Chingdao pour les Jeux olympiques.

L'une des principales agences de voyages chinoises, China International Travel Service (CITS), a déclaré que les visiteurs seraient peut-être choqués par certains aliments consommés en Chine mais qu'ils devaient "franchir le fossé culturel et les considérer avec l'esprit ouvert". /MG

 
<p>Ormeau en forme de bateau avec des rames d'asperges, battes de baseball en mini-&eacute;pis de ma&iuml;s, paniers de nouilles en forme du "nid d'oiseau", surnom du stade olympique de P&eacute;kin: les restaurants de la capitale chinoise rivalisent d'imagination pour s&eacute;duire les 7 millions de visiteurs attendus pendant les JO. /Photo prise le 4 ao&ucirc;t 2008/REUTERS/Eric Gaillard</p>