Le président, la fondue et le questionnaire de Proust

vendredi 15 février 2008 15h30
 

PERIGUEUX, Dordogne (Reuters) - "Qu'est-ce qu'ils sont sages. Si c'est toujours comme ça, c'est un micro climat !", dit le président. "Vous les hypnotisez", répond la maîtresse.

Surgi dans une classe de CE1 d'une petite école de Périgueux en plein cours de grammaire, Nicolas Sarkozy regarde autour de lui. "Vous avez une belle classe !", lance-t-il, les yeux rivés sur une carte colorée présentant "L'Europe administrative". "Il faudra la changer, avec le Kosovo".

"Qu'est-ce que tu fais ?", demande-t-il à Gaëlle. "Il est joli ton crayon".

"J'ai trop de la chance", sourit Mehdi. Le petit garçon de 10 ans, qui vit dans un foyer et suit des cours avec une aide permanente, a offert au chef de l'Etat un palmier en pâte de sel.

Le président de la République, qui a promis de le mettre sur son bureau, appose un autographe sur le cahier de l'enfant. "Tu leur diras que c'est le vrai, que c'est pas Darcos qui a signé", lance-t-il dans un sourire, aux côtés du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.

Dans une classe voisine de CM1, Nicolas Sarkozy a aidé les élèves à chercher le mot "préjudice" dans le dictionnaire. Puis il est allé poser avec les 150 élèves de l'école dans la cour de récréation.

Depuis l'annonce de la visite présidentielle, mardi dernier, les élèves de CE2 avaient préparé avec leur instituteur un questionnaire de Proust à l'intention du chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a répondu dans la cour à leurs questions.

"Pourquoi êtes-vous de droite ?" "Parce je pense qu'il faut créer des richesses avant de les partager".   Suite...