Le Vatican et les "péchés modernes"

lundi 10 mars 2008 15h50
 

par Philip Pullella

CITE DU VATICAN (Reuters) - "La Terre tu ne pollueras. Des manipulations génétiques tu te garderas".

A temps nouveaux, nouveaux péchés. Et l'Eglise catholique tient à le faire savoir.

L'archevêque Gianfranco Girotti, régent de la pénitencerie apostolique, organisme chargé de se prononcer sur les péchés et les pénitences, souligne dans l'Osservatore Romano, le journal du Vatican, les dangers pour le salut de l'âme que représente dans le monde moderne le champ d'action encore mal balisé de la bioéthique.

"Dans ce domaine, il y a des choses que nous devons absolument dénoncer comme des violations des droits fondamentaux de la nature humaine, avec des expériences et des manipulations génétiques dont l'issue est difficile à prévoir et à contrôler", dit-il.

Le Vatican s'oppose notamment aux recherches qui reposent sur la destruction d'embryons et rejette l'idée de clonages humains.

Mgr Girotti, dans son interview sur les "nouvelles formes du péché social", cite également les atteintes à l'environnement, un thème que le pape Benoît XVI a largement abordé ces derniers mois.

Déjà sous Jean Paul II l'Eglise catholique avait fait état de ses préoccupations dans le domaine de l'écologie.

Au Vatican, des cellules photovoltaïques ont été installées sur plusieurs bâtiments pour produire de l'électricité et une conférence scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique a même été organisée.   Suite...

 
<p>"La Terre tu ne pollueras. Des manipulations g&eacute;n&eacute;tiques tu te garderas". A temps nouveaux, nouveaux p&eacute;ch&eacute;s. L'archev&ecirc;que Gianfranco Girotti, r&eacute;gent de la p&eacute;nitencerie apostolique, cite notamment dans son interview &agrave; l'Osservatore Romano sur les "nouvelles formes du p&eacute;ch&eacute; social" les atteintes &agrave; l'environnement. /Photo prise le 22 f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Vincent Du</p>