Gordon Brown, ou la popularité au bout du fil

vendredi 30 mai 2008 11h55
 

LONDRES (Reuters) - En chute libre dans les sondages depuis la claque reçue au début du mois lors des élections municipales, le Premier ministre Gordon Brown passe des coups de téléphone à l'improviste à des citoyens en colère pour redorer son image, rapporte vendredi la presse britannique.

Selon des informations relayées par plusieurs quotidiens nationaux, le chef de file du New Labour aurait déjà passé une vingtaine de coups de fil à des Britanniques mécontents de son action, et qui lui avaient adressé un courrier.

Le premier homme politique à avoir utilisé ce genre de stratégie de dialogue direct fut l'ancien chef d'Etat américain Jimmy Carter, lors de la campagne présidentielle de 1976.

Les bureaux du 10, Downing Street ont indiqué que l'initiative n'était pas nouvelle alors que l'hebdomadaire PR Week affirme que l'idée est venue du nouveau directeur de la stratégie auprès de Brown, Stephen Carter.

Selon le magazine, l'objectif est d'"humaniser" le Premier ministre, qui selon les mêmes sources, aurait déjà commis un impair lors de l'un de ses premiers entretiens à l'improviste.

Fidèle à ses habitudes de lève-tôt, le Premier ministre britannique aurait en effet décroché son téléphone à 6h00 du matin pour discuter avec un concitoyen déçu de sa politique. Les services de Brown ont catégoriquement démenti cette information.

Andrew Hough, version française Olivier Guillemain

 
<p>Selon la presse britannique, le Premier ministre Gordon Brown, dont la popularit&eacute; est en chute libre, passe des coups de t&eacute;l&eacute;phone &agrave; l'improviste &agrave; des citoyens en col&egrave;re pour redorer son image. /Photo prise le 29 mai 2008/REUTERS/Toby Melville</p>