Un scanner pour éviter les gaz lacrymogènes au parlement kosovar

jeudi 10 mars 2016 18h03
 

PRISTINA (Reuters) - Le gouvernement kosovar va installer un scanner corporel pour empêcher les députés de l'opposition d'introduire à l'intérieur du parlement des bombes lacrymogènes et d'en faire usage, comme cela a été régulièrement le cas au cours des six derniers mois.

Dernière action en date pour protester contre un accord conclu en 2015 avec la Serbie sous l'égide de l'Union européenne, des élus de l'opposition ont fait usage jeudi de deux bombes lacrymogènes, jeté un verre d'eau en direction du Premier ministre Isa Mustafa et dirigé des rayons laser rouges en direction du visage du ministre de l'Intérieur.

Le scanner corporel coûtera 270.000 euros. Le parlement s'est doté d'ores et déjà de nouveaux ventilateurs, sur son toit, pour évacuer les fumées lacrymogènes.

Les mesures de sécurité déjà en vigueur n'ayant pas permis d'empêcher ces actions de protestation, le gouvernement a l'intention d'acheter un scanner corporel, comme on en voit dans les aéroports internationaux pour détecter d'éventuels explosifs.

L'opposition, qui exige la démission du gouvernement à cause de l'accord de 2015 concédant des droits à la petite minorité serbe du pays, a appelé ses partisans à manifester le 26 mars.

Le Kosovo, qui a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Serbie en 2008, est peuplé à 90% d'Albanais de souche.

(Fatos Bytyci; Eric Faye pour le service français)

 
Le gouvernement kosovar va installer un scanner corporel pour empêcher les députés de l'opposition d'introduire à l'intérieur du parlement des bombes lacrymogènes et d'en faire usage, comme cela a été régulièrement le cas au cours des six derniers mois. /Photo prise le 26 février 2016/REUTERS/Agron Beqiri