Les clowns contre-attaquent

samedi 19 janvier 2008 09h29
 

LONDRES (Reuters) - La publication d'une étude britannique suggérant que les enfants n'aiment pas les clowns a fait perdre leurs sourires aux amuseurs à nez rouge du monde entier.

Ce sondage conduit auprès de 250 jeunes patients âgés de quatre à seize ans interrogés sur les décorations qu'ils souhaitaient voir figurer sur les murs des services pédiatriques a révélé que les plus jeunes n'aiment pas les clowns et que même les enfants plus âgés les trouvent effrayants.

Mais la publication de cette étude dans une revue d'infirmières a bouleversé la communauté des clowns, qui juge que cette étude est injuste et donne une image entièrement fausse de la popularité de leur profession.

Pour Joel Dein, directeur de la communication du Big Apple Circus, qui intervient dans des hôpitaux new-yorkais, les 250 enfants interrogés lors de cette enquête effectuée par une chercheuse de l'université de Sheffield ne représentent qu'un minuscule échantillon en comparaison des quelque 250.000 visites effectuées au chevet des jeunes malades chaque année par les membres de ce cirque.

Le programme de visites de clowns dans les services pédiatriques du Big Apple Circus a permis d'effectuer quelque deux millions d'interventions au chevet des malades depuis sa création voilà 21 ans et a fait des émules dans de nombreux pays, dont la France, avec l'association Le Rire médecin.

Michael Holden, version française Myriam Rivet

 
<p>Visite d'un clown &agrave; un enfant hospitalis&eacute; &agrave; Lima, au P&eacute;rou. Apr&egrave;s la publication d'une &eacute;tude britannique sugg&eacute;rant que les enfants n'aiment pas les clowns et en ont m&ecirc;me souvent peur, les amuseurs &agrave; nez rouge intervenant dans les h&ocirc;pitaux p&eacute;diatriques ont d&eacute;fendu leur r&ocirc;le aupr&egrave;s des enfants malades. /Photo d'archives/REUTERS/Pilar Olivares</p>