La montre sans heure, très tendance sur le marché du luxe

vendredi 4 avril 2008 20h29
 

par Katie Reid

BÂLE (Reuters) - L'horlogerie haut de gamme est bien placée pour échapper à un possible ralentissement de la consommation car elle cible les clients aisés, de plus en plus soucieux de faire étalage de montres extravagantes.

Il y a peu, la montre "Day&Night" de l'horloger suisse Romain Jerome - qui indique seulement le jour et la nuit, sans donner l'heure - s'est vendue comme des petits pains au prix de 300.000 dollars l'unité.

"Lorsque vous demandez aux gens quel est le luxe ultime, 80% répondent 'le temps'. Selon d'autres études, 67% ne regardent pas leur montre pour dire quelle heure il est", explique à Reuters Yvan Arpa, patron de Romain Jerome, à l'occasion du Baselworld, le plus important salon annuel de l'horlogerie et de la bijouterie.

"Pourquoi achetez-vous des montres de prix? Pour avoir un trophée. Une montre de neuf dollars donne aussi bien l'heure qu'une montre de 500.000 dollars, de sorte que c'est vraiment un trophée qu'ils achètent".

La "Day&Night" utilise le mouvement Tourbillon - un système complexe inventé pour contrer les effets de la gravité de la Terre qui affectait l'exactitude des montres - ce qui fascine les amateurs de beaux objets.

NOUVEAUX MARCHÉS

La société Romain Jerome, fondée à Genève en 2004, propose aussi, pour un prix pouvant atteindre 500.000 dollars, une montre "Titanic DNA", fabriquée à partir d'acier et de charbon provenant du Titanic. Les amateurs doivent toutefois se montrer patients car le délai entre la commande et la livraison est de deux ans et demi.

"Si vous faites quelque chose de différent, qui est intéressant, cela paie", constate Yvan Arpa.   Suite...

 
<p>Un stand &agrave; Baselworld, le plus important salon annuel de l'horlogerie et de la bijouterie. L'horlogerie haut de gamme est bien plac&eacute;e pour &eacute;chapper &agrave; un possible ralentissement de la consommation car elle cible les clients ais&eacute;s, de plus en plus soucieux de faire &eacute;talage de montres extravagantes. /Photo prise le 2 avril 2008/REUTERS/Christian Hartmann</p>