La cathédrale de Vienne explore le culte du ballon rond

mercredi 21 mai 2008 18h56
 

VIENNE (Reuters) - A moins d'un mois de l'Euro de football qui se disputera en Autriche et en Suisse, le musée de la cathédrale de Vienne, datant du XIVe siècle, présente une exposition sur tout ce que le football doit à la religion, avec force trophées, écharpes, calices et icônes orthodoxes.

Des joueurs comme l'Argentin Diego Maradona sont vénérés comme des saints des temps modernes, explique-t-on, et les supporters collectionnent parfois des "reliques" de leurs équipes ou footballeurs favoris, voire leur dédient des "temples".

"Il existe de nombreux parallèles entre le culte du football et les rituels de l'Eglise chrétienne", a déclaré le directeur du musée, Bernhard Boehler.

Selon les conservateurs du musée, embrasser le trophée après la victoire rappelle le baiser donné aux icônes dans le culte orthodoxe, tandis que brandir une coupe dans un stade bondé de supporters reconstitue, de manière profane, l'élévation de l'hostie par le prêtre lors de la messe catholique, selon les conservateurs du musée

L'exposition présente également le t-shirt porté sous le maillot avec l'inscription "I belong to Jesus" (J'appartiens à Jésus) de Kaka, le Ballon d'Or du Milan AC. Elle met en exergue des joueurs parlant ouvertement de leurs croyances religieuses. Le but marqué par Maradona avec la "main de Dieu" en quart de finale de la Coupe du monde 1986 fait désormais partie de la légende du ballon rond.

Alexandra Hudson, version française Mathilde Gardin

 
<p>Une photo du t-shirt port&eacute; sous le maillot avec l'inscription "I belong to Jesus" (J'appartiens &agrave; J&eacute;sus) de Kaka du Milan AC. A moins d'un mois de l'Euro de football qui se disputera en Autriche et en Suisse, le mus&eacute;e de la cath&eacute;drale de Vienne, datant du XIVe si&egrave;cle, pr&eacute;sente une exposition sur tout ce que le football doit &agrave; la religion, avec force troph&eacute;es, &eacute;charpes, calices et ic&ocirc;nes orthodoxes. /Photo prise le 21 mai 2008/REUTERS/Leonhard Foeger</p>