Les néo-zélandais se ruent sur une drogue avant l'interdiction

vendredi 14 mars 2008 10h12
 

WELLINGTON (Reuters) - Les noctambules néo-zélandais se sont rués vendredi sur les stocks de "party pills" au lendemain de l'annonce de la prochaine interdiction de ces pilules euphorisantes.

Le parlement a voté jeudi le classement comme stupéfiant de l'ingrédient actif de ces pilules, le benzylpipérazine (BZP). Il a donné jusqu'au 1er avril aux distributeurs pour écouler leurs stocks.

Les défenseurs de cette "drogue légale", surnommée Frenzy ou D-lite, font valoir qu'elle ne provoque pas d'accoutumance et éloigne ses utilisateurs de produits comme l'alcool ou le tabac.

Des professionnels de la santé ont cependant noté plusieurs cas de coma après des mélanges pilules-alcool.

D'un coût d'une trentaine de dollars les quatre, les pilules sont en vente libre dans les commerces de proximité ou les stations-service.

Selon la loi votée jeudi, tout utilisateur risquera des amendes et jusqu'à trois mois de prison à l'expiration d'un délai de grâce au 1er octobre.

Gyles Beckford, version française Jean-Stéphane Brosse