L'entretien d'embauche, pour le meilleur et surtout pour le pire

jeudi 13 mars 2008 22h19
 

NEW YORK (Reuters) - Renifler ses aisselles ou encore se faire un brushing: certains candidats n'ont vraiment peur de rien lors d'un entretien d'embauche.

Un palmarès des dix entretiens les plus étonnants été établi par le cabinet Harris Interactive après enquête auprès de 3.061 patrons et responsables des ressources humaines pour le site internet de recherche d'emplois CareerBuilder.com.

Un candidat a ainsi décroché son téléphone portable et demandé à la personne qui lui faisait passer l'entretien de quitter la pièce parce qu'il s'agissait d'une conversation "privée". Un autre a cru bon de prévenir qu'il démissionnerait dès qu'il aurait hérité de son oncle, précisant que ce dernier était "mal en point".

Juste avant d'entrer dans la salle d'entretien, un postulant a jugé nécessaire de sentir ses aisselles. Une candidate a affirmé qu'elle ne pouvait présenter aucun échantillon de son écriture, parce que tous ses écrits avaient été "classés secrets" par la CIA. Un autre a reconnu avoir été renvoyé de son précédent emploi pour avoir frappé son supérieur.

Quand on lui a proposé quelque chose à manger avant l'entretien, un postulant a répondu qu'il préférait ne pas se remplir l'estomac avant de sortir boire des verres.

Un autre a tiré la chasse d'eau en plein entretien téléphonique. Enfin, une femme a jugé que le moment était idéal pour se faire un brushing et a sorti une brosse à cheveux.

Les enquêteurs ont également demandé aux patrons quelles étaient les erreurs les plus fréquentes et les plus préjudiciables lors d'un entretien d'embauche. Plus de la moitié (51%) d'entre eux ont évoqué une tenue inappropriée, 49% des propos négatifs à l'encontre de son actuel ou ancien patron.

De même, montrer de l'indifférence, faire preuve d'arrogance, donner des réponses floues ou poser de mauvaises questions peuvent être jugés rédhibitoires.

Belinda Goldsmith, version française Mathilde Gardin