BNP lestée par une perte de E4,32 mds au T2 après son amende U.S

jeudi 31 juillet 2014 07h01
 

PARIS, 31 juillet (Reuters) - BNP Paribas a fait état jeudi de résultats trimestriels grevés par une lourde perte liée au règlement de son contentieux aux Etats-Unis mais soutenus par la reprise de ses activités de banque de financement et d'investissement.

La première banque de la zone euro a accepté le 30 juin de s'acquitter d'une amende record de 8,97 milliards de dollars et de plaider coupable de deux chefs d'accusation dans le cadre d'un accord avec les autorités américaines, qui lui reprochent d'avoir contourné des règles d'embargo s'appliquant aux transactions en dollars pendant plusieurs années, notamment au Soudan et en Iran. et ENCADRE

Pour la période avril-juin, BNP Paribas affiche une perte nette part du groupe de 4,32 milliards d'euros.

Les comptes intègrent une charge exceptionnelle de 5,95 milliards d'euros dont 5,75 milliards liés au titre des pénalités que BNP a accepté de payer et 200 millions de coûts associés à un plan destiné à remédier aux défaillances constatées déjà annoncé le 30 juin.

Hors éléments exceptionnels, le résultat net ressort en hausse de 23,2% sur un an à 1,92 milliard d'euros. Les six analystes interrogés par Thomson Reuters anticipaient en moyenne un résultat net de 1,53 milliard.

A périmètre et change constants, le produit net bancaire des activités de banque de financement et d'investissement progresse de 14,6% à 2,4 milliards d'euros et celui des activités de conseil et marchés de capitaux de 22,4%, à 1,54 milliard.

Lars Machenil, directeur financier de BNP Paribas, a estimé au cours d'une interview à Reuters Insider que ces chiffres étaient le signe que les clients ne s'étaient pas détournés de la banque.

"Si vous prenez du recul, la majorité des éléments de l'accord annoncé le 30 juin était dans le domaine public dès juin, ce qui montre que la banque est solide et que ses clients ont été à nos côtés", a-t-il dit.

* Le communiqué: bit.ly/1tw5cMm

* La présentation: bit.ly/1rJDho5 (Matthias Blamont, Andrew Callus, édité par Jean-Michel Bélot)