Schneider-Résultat opérationnel stable au S1, recul de la marge

mercredi 30 juillet 2014 07h40
 

PARIS, 30 juillet (Reuters) - Schneider Electric a annoncé mercredi un résultat opérationnel stable, qui a bénéficié toutefois de l'intégration du groupe britannique Invensys acquis en janvier.

Le chiffre d'affaires du numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a accusé un recul organique de 1,1% au deuxième trimestre, après une progression de 2,5% au premier (soit 0,6% sur le premier semestre).

L'Ebita ajusté du groupe est quasiment stable à 1.504 millions au premier semestre, sa marge reculant de 40 points de base à 12,9% et le résultat net part du groupe de -1% à 851 millions d'euros.

L'évolution des taux de change a eu un impact négatif de 339 millions d'euro, soit -5,5% de croissance, essentiellement du fait de la baisse du dollar face à l'euro et de certaines devises de pays émergents. Le groupe attend un impact devises négatif sur son chiffre d'affaires compris entre 100 et 200 millions d'euros sur le second semestre 2014.

Le cash-flow libre du groupe accuse un recul de 37% à 203 millions d'euros.

Le groupe confirme que l'intégration d'Invensys, dont les commandes ont affiché une progression organique d'environ 3% à 829 millions d'euros sur le semestre, devrait générer un effet relutif fort à un chiffre ("high single digit") sur le bénéfice par action du groupe en 2014 et atteindre des économies de coûts d'environ 70 millions d'euros d'ici la fin de l'année.

Globalement, le groupe confirme viser pour 2014 une croissance organique modérée à un chiffre (low single digit) pour le chiffre d'affaires. Il table également sur 0,4 point à 0,8 point d'amélioration de la marge d'Ebita ajusté par rapport au niveau proforma 2013 de 13,9% excluant l'impact négatif des effets de change actuellement estimé à environ 0,4 point, avec la majeure partie de cet impact sur le premier semestre.

Schneider a annoncé en mai la cession de sa filiale de capteurs Custom Sensors & Technologies (CST) aux fonds PAI Partners et Carlyle Group pour une valeur de quelque 650 millions d'euros. La finalisation de l'opération est attendue courant 2014. (Jean-Michel Bélot, édité par Dominique Rodriguez)